Mardi 18 décembre 2007
L’UNSA TERRITORIAUX RECUE AU MINISTERE DE l’INTERIEUR ET DES COLLECTVITES TERRITORIALES
 
Après que nous ayons eu l’occasion d’exprimer au Conseiller de Madame Michèle ALLIOT MARIE en charge des collectivités territoriales  que nous n’entendions pas que la Fonction Publique Territoriale soit « une fonction publique au rabais », ce qui a été acté, nous avons pu aborder des revendications qui concernent l’ensemble des agents de la territoriale :
les reçus-collés au concours – la précarité – la protection sociale – la retraite – le financement des heures supplémentaires et du rachat des heures de RTT.
 
Les reçus-collés : quelles solutions peuvent avoir les employeurs, que sont les maires ou présidents de conseils généraux et régionaux pour que les reçus aux concours trouvent un poste ? Pour l’UNSA TERRITORIAUX, il est nécessaire que la validité du concours soit prolongée, que les agents reçus au concours se voient offrir à minima, au moins une proposition de poste par le centre de gestion dont ils dépendent. C’est, de notre point de vue, l’amorce d’une nécessaire gestion prévisionnelle des emplois et des compétences organisée au niveau des centres de gestion.
Il nous a été rappelé que seuls 10% en moyenne des agents se trouveraient en situation d’absence de poste à l’échéance de leur inscription sur la liste des lauréats. Pour nous, cette réponse est faussée par le fait que les bénéficiaires d’un concours de cadre A trouvent rapidement un poste, ce qui n’est pas forcément le cas des autres catégories. Cette réponse ne peut nous convenir. Elle ne correspond pas à la réalité des agents qui investissement beaucoup d’énergie et de temps pour évoluer professionnellement et qui au final ne sont pas nommés faute de poste.
En ce qui concerne la mise en place de GPEC locale, elle « devrait » se mettre en place, mais c’est à l’autorité territoriale d’en décider.
 
La précarité : Nous avons soulevé le problème des non-titulaires en demandant qu’à partir du deuxième renouvellement, le contrat soit systématiquement transformé en contrat à durée indéterminée ce qui est l’esprit de la loi. Mais parallèlement, nous avons également demandé que le contrôle de légalité soit renforcé. En effet, et afin que les situations décrites dans les cadres d’emplois territoriaux ne soient pas détournées au profit de recrutements d’agent non-titulaires, un contrôle renforcé de la légalité nous paraissait opportun.
D’une façon globale, cela pose le problème de la place du contrat comme mode de recrutement dans la Fonction Publique.  Mais il semblerait, que bien au contraire, loin de renforcer le contrôle de légalité, on l’assouplirait afin de permettre l’arrivée de contrats de droit privé dans la Fonction Publique. De plus, l’attente d’un bilan des effets de la loi de juillet 2005 s’avére nécessaire, dans le cadre « d’orientations » fournies prochainement. Pour l’UNSA TERRITORIAUX l’extension d’un mode de recrutement contractuel est totalement inacceptable : il introduit un déséquilibre au regard des conditions déontologiques imposées aux fonctionnaires, alors qu’il applique une position statutaire à des agents du secteur privé.
 
Participation des employeurs à la protection sociale : Le décret fixant la participation de l’Etat au financement de la protection sociale de ses agents est paru en septembre 2007. Pour l’UNSA TERRITORIAUX, il doit y avoir un décret spécifique à la Fonction Publique Territoriale qui permette aux collectivités territoriales de fixer librement le montant de leur participation avec un seuil minimal, de découpler ce qui relève de la prévoyance (risque long) et ce qui est du domaine de la santé. Les employeurs devraient être dispensés de la mise en concurrence prévue pour le FPE.
Nous avons été entendus sur ce point. Matignon vient de donner son accord pour que commencent les négociations avec la commission européenne pour un projet de décret dans le FPT.
En tout état de cause, nous espérons voir aboutir nos revendications  mais pas avant la fin de l’année 2008. Mais un an c’est long quand on met en parallèle le prix de la protection sociale et un pouvoir d’achat en régression.
 
Les retraites : La remise en cause du montant de la pension calculée sur les six derniers mois – la menace qui pèse sur la CNRACL avec le projet d’introduction des contrats de droits privés dans la Fonction Publique – iniquité du principe de la décote fixée à 5% alors que la surcote est de 3%. Nous demandons un alignement à 3% tout en regrettant ce système - la retraite des mères de trois enfants à partir de 15 ans qui n’avait pas été remise en cause lors de la réforme de 2003, mais qui avec le système de décote rendra cette retraite inapplicable – les régimes spéciaux avec des dérogations en passe d’être accordées. Nous réclamons que la Fonction Publique soit alignée sur ces mêmes avantages – intégration de toutes les primes dans le calcul des retraites. Seuls 20 % sont actuellement intégrés. Il est important de savoir que les primes ne sont assujetties qu’à une cotisation de 7,85 % alors que le traitement lui-même fait l’objet d’une cotisation de 27,3%.
Réponse en 2008, quand il s’agira de renégocier le système des retraites.
Rachat des jours de RTT, paiement des heures supplémentaires, participation à la protection sociale ont été l’occasion de dire que tous les agents n’étaient pas « logés à la même enseigne », qu’il y avait de grandes disparités entre les collectivités territoriales et par voie de conséquence entre les agents territoriaux. Nous avons demandé la création d’un fonds de réserve financé par l’Etat qui doit remplir ses obligations en matière de décentralisation.
 
Catherine GUERIN – secrétaire générale Unsa Territoriaux.




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Vendredi 14 décembre 2007

Communiqué Unsa

 

Emissions « expression directe » de l’UNSA


 

Les prochaines émissions « expression directe » consacrées à l’UNSA auront lieu :

  • Mercredi 26 décembre vers 0H30 sur France 2
  • Jeudi 27 décembre vers 8H50 sur France5
  • Dimanche 6 janvier vers 11H30 sur France 3
     Samedi 26 janvier vers 19H55 sur France Inter




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Vendredi 14 décembre 2007

Communiqué Unsa

Traité européen de Lisbonne : une nouvelle ambition pour l’Europe

 

L’UNSA se félicite de la signature, aujourd’hui, du Traité de Lisbonne par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne.

Ce nouveau traité doit permettre à l’Union de sortir de l’impasse institutionnelle.

Par rapport au traité de Nice, il apporte des avancées sur le plan social telles que les objectifs de plein emploi et d’économie sociale de marché, une clause sociale d’application générale, le renforcement des services publics. Il donne à la Charte des droits fondamentaux une force juridique contraignante à l’égard des Etats membres, hormis le Royaume Uni et la Pologne ce qui est tout à fait regrettable.

Au-delà, ce nouveau traité améliore l’architecture institutionnelle de l’Union. Il renforce les pouvoirs du Parlement européen et le rôle des parlements nationaux. Il élargit les domaines relevant de la codécision et de la majorité qualifiée même si l’application de cette disposition est renvoyée à une date ultérieure.

Le traité de Lisbonne est meilleur que le traité de Nice mais moins bon que le projet de Traité Constitutionnel.

L’UNSA souhaite que les 27 Etats membres ratifient ce nouveau traité. Ce moment doit être l’occasion d’une nouvelle ambition pour l’Europe : il est impératif que les Etats membres relancent les politiques communautaires et renforcent la dimension sociale du projet européen.





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Alain OLIVE à Dijon

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