Mardi 27 novembre 2007
Communiqué Unsa


Encore un petit pas vers l’égalité professionnelle

 

27 novembre 2007 - L’UNSA approuve les pistes proposées par le gouvernement lors de la conférence sur l’égalité professionnelle qui s’est tenue le 26 novembre. L’arsenal juridique existe. Il s’est construit depuis 1972 ; pourtant peu le connaissent et les textes ne sont pas appliqués. En 2006, l’UNSA avait regretté que les nouvelles dispositions en faveur de l’égalité professionnelle ne soient pas assorties de sanctions financières. En 2010, une nouvelle loi rétablira ce manquement. Désormais, la négociation sur l’égalité devra passer par l’obligation de résultat. L’UNSA propose notamment que les allègements de charges soient conditionnés à la conclusion d’accord sur ce sujet. Cependant l’UNSA rappelle que l’égalité passe aussi par des changements de politique et de mentalité sur les modes de garde des enfants. Pour un meilleur accès à « la formation tout au long de la vie », des systèmes de garde des enfants pour les femmes qui s’absentent pour suivre des formations même loin de leur domicile doivent être négociés dans les entreprises. Enfin, l’UNSA rappelle que le temps partiel subi est une source d’inégalité et de pauvreté dont les femmes sont les principales victimes. La proposition d’une table ronde sur ce sujet devra rapidement déboucher sur des propositions concrètes.





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Mardi 20 novembre 2007

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L’UNSA des Agents
du Conseil Général de la Côte-d’Or
 
appelle tous les agents
à faire grève et à manifester 
 
Mardi 20 novembre 2007

à 14h00, place de la Libération, Dijon
 
                                                                            
 
Nous allons vous présenter les raisons de la journée d’action dans la fonction publique le 20 novembre prochain D’abord un rappel du contexte dans lequel nous nous situons, et ensuite, une présentation de nos revendications.  

Cliquez ici.




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Mercredi 31 octobre 2007

Communiqué Unsa

 

Quand le Medef « recompose » le paysage syndical

 

Laurence Parisot, la présidente du Medef va de surprise en surprise. Après avoir appris, récemment, les « secrets » de la famille patronale et notamment les retraits en liquide effectués par le président démissionnaire de l’UIMM, la présidente du Medef fait mine de découvrir « le nombre élevé de syndicats » en France. Pensez donc : cinq organisations syndicales représentatives et l’UNSA qui met le pied dans la porte. Pour élaguer un paysage syndical qui lui paraît trop fourni, Laurence Parisot a une solution : recomposer le paysage syndical. C’est ce qu’elle vient de déclarer dans une interview au Parisien du vendredi 26 octobre. « N’ayons pas peur de nous demander si nous ne devrions pas favoriser une recomposition du paysage syndical. Si les syndicats étaient un peu moins nombreux, ils seraient un peu plus forts. L’éclatement syndical est un handicap pour la mise en place d’un vrai dialogue social. »

Voilà une intention touchante, délicate et courageuse ! La présidente du Medef au chevet des faibles syndicats avec la potion magique de la « recomposition syndicale » pour leur donner un coup de fouet. Il fallait y penser !

Dans le domaine de la représentation des syndicats, on croyait avoir tout vu, tout lu tout entendu ces dernières années ; mais là, c’est le pompon. Voilà le Medef qui veut « recomposer » le syndicalisme en lieu et place des syndicats de salariés eux-mêmes, voilà le patronat qui se met en tête de dire, qui il veut voir sur la photo de la famille syndicale. De quoi, pour tous les syndicalistes un tant soit peu sincères tomber de l’armoire, car nous n’osons imaginer bien sûr, qu’une telle idée puisse être partagée par un seul syndicaliste de ce pays.

Car enfin ne serait-il pas souhaitable, Madame Parisot, de laisser les salariés décider eux-mêmes du paysage syndical qu’ils souhaitent ? En voilà une idée révolutionnaire : donner la parole aux salariés afin qu’ils puissent s’exprimer en toute liberté par un vote démocratique sur les syndicats qui sont appelés à les représenter. Et si l’envie leur prenait, à ces mêmes salariés d’opérer, une « recomposition syndicale »et d’aller vers plus d’unification, pardon de vous dire que ce n’est pas vers le Medef qu’ils se tourneraient en priorité, n’ayant certainement pas de cette recomposition la même idée que vous. L’histoire sociale leur apprend en effet que, dans ce domaine, il vaut mieux qu’ils comptent d’abord sur eux-mêmes. Car si « recomposition syndicale » il devrait y avoir, ce ne serait l’œuvre, ni des politiques ni du patronat ni des appareils patronaux ou syndicaux mais des salariés eux-mêmes.

Car enfin, quelle idée de lancer une véritable « fatwa » contre le pluralisme syndical au moment même où le système de représentativité cadenassé mis en place dans les années 1950 vit ses derniers instants ? Que voulez-vous ? Un arrêté du 31 mars 2008, pire encore que celui de 1966, et qui partagerait le monde syndical en deux organisations peut-être trois, comme ailleurs, on se partage un magot ?

Qui peut croire, que même au nom de l’efficacité du dialogue social, les militants et les adhérents pourraient abdiquer, sans l’avoir eux-mêmes décidé, les principes et les valeurs qui leur ont fait choisir cette organisation plutôt que telle autre ? Pensez-vous qu’ils vont jeter par dessus bord tout un pan de la mémoire de leur organisation sans y avoir librement consenti ? Imaginer cela, c’est non seulement bien mal connaître l’histoire syndicale de ce pays mais en plus, avoir une vision stéréotypée et ridicule de l’engagement syndical d’aujourd’hui.

Madame Parisot, on ne recomposera pas le paysage syndical à la tronçonneuse, qu’il s’agisse du syndicalisme salarié ou patronal. Et à ce propos d’ailleurs, il serait intéressant de savoir ce que vous inspirerait une recomposition du paysage patronal, qui affiche une belle kyrielle d’organisations, avec le Medef, la CGPME, l’UPA, la FNSEA, les patronats des professions libérales, de l’économie sociale, etc…

Nous savons que toute recomposition syndicale artificielle, simplement dictée par des intérêts d’appareils, ne peut que très mal tourner, comme on l’a vu par le passé. Car vivre et militer ensemble dans une organisation syndicale est une alchimie complexe qui ne s’accommode ni de coups de force ni de petites « combinazzione ». Ceci ne peut résulter que d’un désir communément partagé.

Laurence Parisot, dont la sincérité des engagements n’est pas en cause, fait fausse route en pensant « la recomposition syndicale » comme un remède magique pour nos relations sociales. Elle serait plus utile si, dans les prochaines semaines, avec ses partenaires syndicaux, elle nous concoctait une bonne réforme de la démocratie sociale qui ferait souffler sur le syndicalisme un vent de liberté, qui permettrait de faire cesser les discriminations contre tels ou tels, qui accréditerait des acteurs vraiment légitimes permettant de déboucher sur des accords majoritaires et ayant la possibilité de se développer avec des financements transparents. Après cela, et après cela seulement, il reviendra aux salariés et à eux seuls de décider librement du paysage syndical qu’ils souhaitent pour notre pays.



Alain OLIVE, secrétaire général de l'Unsa





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Alain OLIVE à Dijon

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