Fonctionnaires : augmentation du point d'indice à venir
Le Premier ministre et le ministre de la Fonction publique recevaient dans la matinée les syndicats pour parler de l'agenda social.
Le Premier ministre et le ministre de la Fonction publique ont rencontré, lundi 4 février en fin de matinée, les huit syndicats de
fonctionnaires ainsi que les confédérations CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC et l'Unsa (autonome).
Eric Woerth va proposer, dans les jours à venir, une augmentation du point d'indice, qui sert de base au calcul du traitement des fonctionnaires. "Ce point d'indice qui est une augmentation
générale, on pourrait ne pas l'augmenter mais on va faire une proposition d'augmentation" adressée "demain ou après-demain" (mardi ou mercredi), en vue d'une négociation devant aboutir le 18
février.
Garantie individuelle de pouvoir d'achat
"L'Etat n'a pas plus de marge de manoeuvres qu'hier", selon Eric Woerth. "Simplement nous avons tenu compte des discussions que nous avons eues et de la nécessité de faire évoluer les rémunérations dans la Fonction publique".
"Nous avons aussi tenu compte du fait que le point d'indice, que nous considérons comme un élément et seulement un élément (de la rémunération des fonctionnaires), est très important pour les fédérations de fonctionnaires".
Le ministre du Budget espère également réunir "un consensus" sur sa proposition formulée en décembre 2007 de "garantie individuelle de pouvoir d'achat."
200 millions grâce aux réductions de postes
Il accepte aussi "d'avoir des nouveaux mécanismes plus justes", évoquant les 17% d'agents de l'Etat qui ont vu leur traitement indiciaire (ancienneté et point d'indice) progresser moins vite que l'inflation entre 2001 et 2005. Mais à plusieurs conditions "telles que les heures supplémentaires et la réduction du nombre de fonctionnaires".
Eric Woerth est ensuite revenu sur le non-remplacement prévu d'un fonctionnaire sur trois en 2008, qui engrangera environ 200 millions d'euros.
Revendication portée depuis plusieurs mois par les syndicats, les salaires de la Fonction publique n'ont pas été revalorisés depuis le 1er février 2007.
Les plus de 5 millions d'agents ont été appelés à faire grève le 24 janvier. Un mouvement suivi par un fonctionnaire sur quatre.
Définir un programme de travail commun
Par ailleurs, les participants à la réunion ont évoqué l'agenda social de la Fonction publique, qui devrait reprendre la plupart des thèmes évoqués lors de quatre cycles de conférences lancés à l'automne: mobilité, dialogue social, parcours professionnels, rémunérations.... "Je souhaite échanger avec les organisations syndicales sur le calendrier envisagé et recueillir leur avis pour définir un programme de travail commun", a écrit François Fillon dans sa lettre d'invitation aux organisations.
Les syndicats, de leur côté, sont sortis satisfaits de la réunion, se réjouissant que l'agenda social s'ouvre sur les salaires.
La "première exigence" était d'avoir une "revalorisation immédiate des rémunérations", a déclaré Maryse Dumas de la CGT.
"Cet agenda social a le mérite d'exister", a pour sa part affirmé Gérard Aschieri (FSU), estimant qu'il attendait que "l'augmentation du point d'indice compense l'inflation" (prévue à 1,6% par le gouvernement pour 2008).
Eric Fritsch (CFDT) a indiqué qu'on leur avait "présenté une méthode de travail", et souhaite un premier geste "significatif" du gouvernement sur les salaires et l'instauration "de véritables conditions de dialogue social".
"Challenges"






