Jeudi 24 janvier 2008

La journée d'action des fonctionnaires en Bourgogne

Les fonctionnaires sont descendus dans la rue pour les salaires et le pouvoir d'achat

 

En Bourgogne et en Franche-Comté, les fonctionnaires sont descendus dans la rue aujourd'hui. Sept syndicats (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, Unsa et Solidaires) sont à l'origine de cette nouvelle journée d'action. Ils demandent des négociations "en urgence" sur les salaires et protestent contre les suppressions de postes.

 
En Bourgogne, environ 1000 personnes ont défilé à Auxerre et à Nevers, au moins 1200 à Chalon. Le rassemblement le plus important a eu lieu à Dijon : ils étaient environ 2000 contre les suppressions de postes et pour des augmentations de salaires.


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Jeudi 24 janvier 2008

Manifestations : des milliers de fonctionnaires défilent dans les rues

Ils étaient entre 17.000 et 35.000 à Paris, entre 7.000 et 30.000 à Marseille et entre 7.000 et 10.000 à Lyon. Selon Eric Woerth, la grève dans la fonction publique a été suivie par 20,6% à la mi-journée.

 

(c) Reuters
Des manifestations ont eu lieu, jeudi 24 janvier, à Paris comme en province à Caen, Dijon, Strasbourg, Le Havre, Le Mans, Nantes, Bordeaux, Grenoble ou Nice. A Paris, de 17.000 à 35.000 fonctionnaires, enseignants, postiers, infirmières ont défilé à Paris en scandant "oh hisse pour le point d'indice" pour demander des augmentations de salaires et contester les réductions de postes.
Sept syndicats (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, Unsa et Solidaires) ont appelé plus de cinq millions de fonctionnaires à la grève pour réclamer des négociations "en urgence" sur les salaires et protester contre les suppressions de postes.
La grève des fonctionnaires pour les salaires et l'emploi était cependant moins suivie que lors de la précédente journée d'action, hormis dans l'Education nationale où le mouvement rencontrait un succès comparable (55% de grévistes).
Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d'Etat (2,5 millions d'agents sur 5 millions de fonctionnaires), contre un peu plus de 30% à la mi-journée le 20, sur les mêmes mots d'ordre.

A Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Grenoble

Dans la capitale française, le nombre de manifestants s'élevait à 17.000 selon la police et à 35.000 personnes, selon les syndicats. Le 20 novembre, lors de la dernière manifestation unitaire sur le même sujet, les syndicats avaient compté 70.000 manifestants dans le cortège parisien et les policiers 30.000. Le défilé a commencé à 14H45 et la tête de cortège est arrivée place Saint Augustin aux environs de 17H00.
D'après les premières estimations, entre 6.500 personnes selon la police et 15.OOO selon les organisateurs ont défilé dans les rues de Bordeaux, parmi lesquels de nombreux enseignants. Le cortège s'est ébranlé peu avant midi depuis la place de la République, derrière une banderole proclamant "Pour les salaires, les emplois, le service public. Tous ensemble dans l'action et la grève".
"Progrès social contre force du mal !", scandait aussi le cortège, qui s'est désagrégé vers 14H00.
A Lyon, quelque 7.000 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en début d'après-midi à Lyon, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires. Le cortège était constitué à plus du tiers par des enseignants. Peu de représentants du secteur privé étaient présents.
Entre 1.900 personnes selon la police et 3.000 selon les organisateurs ont manifesté dans les rues du centre-ville de Strasbourg. Le cortège s'est élancé peu après 11h00 de la place de la Bourse derrière une banderole où était inscrit: "Intersyndicale, salaire-emploi-service public".
A Grenoble, plus de 3.000 personnes, selon la police, plus de 6.000, selon les organisateurs, ont manifesté dans les rues de Grenoble, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Les manifestants, venus de l'ensemble du département de l'Isère, ont défilé derrière une banderole de tête où l'on pouvait lire: "pour l'augmentation du pouvoir d'achat dans la fonction publique".

A Lille, Toulouse et Marseille

Environ 4.000 fonctionnaires, selon les organisateurs et la police, ont défilé à Lille. "Président 'bling-bling'! Tous les salariés voudraient que ça fasse 'bling-bling' dans leur porte-monnaie", "Moins de Carla! plus de pouvoir d'achat!" ou "Rolex et Ray-Ban pour le chef de l'Etat, mais pour les salariés, moins de pouvoir d'achat!", ont notamment scandé des manifestants, dont une grande partie de fonctionnaires de l'Education nationale.
Environ 15.000 selon les manifestants et 6.500 selon la police étaient présents dans les rues de Toulouse. Près de 7.000 personnes selon la police, plus de 30.000 selon les organisateurs ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Marseille. "On veut une augmentation générale des salaires même si Sarkozy n'est pas d'accord. Le pouvoir d'achat est la principale préoccupation des Français. Il est temps qu'il s'en soucie", a déclaré Mireille Chessa, secrétaire départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

Réunion le 18 février

Dans la fonction publique territoriale, 7% des agents étaient en grève à la mi-journée et dans les hôpitaux publics, la direction faisait état d'un taux de grévistes de 11,7% à midi.
Eric Woerth, qui a jugé le mouvement "totalement inutile", a indiqué qu'il proposerait le 18 février aux syndicats une augmentation du point d'indice - base de calcul aux traitements - pour 2008.
Les sept fédérations à l'origine du mouvement (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFTC) réclament l'ouverture "en urgence" de négociations sur le point d'indice, "pierre angulaire" du pouvoir d'achat selon elles.
Eric Woerth n'a toutefois avancé aucun chiffre, réaffirmant sa volonté de mettre en place un mécanisme individuel de garantie du pouvoir d'achat, avec d'autres critères que le point d'indice.
Dans l'Education, un secteur qui supporte la moitié des suppressions de poste prévues en 2008 dans la fonction publique d'Etat (11.200 sur 22.900), le mouvement était suivi par 34,21% des personnels en moyenne à la mi-journée, contre 38,9% le 20.
La FSU, principale fédération d'enseignants, a avancé quant à elle une moyenne 55% de grévistes dans les collèges et lycées (58% le 20).


"Nouvel Obs"



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Jeudi 24 janvier 2008

Le malaise des fonctionnaires

Les fonctionnaires français sont en grève ce jeudi 24 janvier. Au-delà des revalorisations de salaires, l'Unsa demande que la réforme ne soit pas menée "n'importe comment".

7 syndicats sur 8 ont appelé les quelques 5 millions d'employés du service public dans les rues aujourd'hui jeudi 24 janvier. Les trois familles de fonctionnaires (d'Etat, hospitaliers, territoriaux) sont concernées, et des manifestations sont organisées dans toutes les grandes villes de France.
Ils protestent contre la perte de leur pouvoir d'achat et demandent des négociations en urgence sur les salaires. Ils dénoncent également le non remplacement de postes : 22 900 en 2007 dans la fonction publique, dont 11 200 dans l'Education nationale.
Selon le Ministère de l'Education, plus d'un enseignant sur trois est en grève aujourd'hui. De son côté, le secrétaire général de la FSU parle d’au moins 50% des enseignants en grève dans les écoles. Les fédérations syndicales se retrouveront vendredi 25 janvier pour faire le point et envisager d'éventuelles suites au mouvement.

Elisabeth David est la secrétaire générale de l'Unsa fonctionnaires. Au-delà des revalorisations de salaires, elle dénonce le malaise des fonctionnaires, qui ont le sentiment d'être abandonnés par l'Etat. Comme l’ont fait nos voisins européens, il faut selon elle, moderniser la fonction publique. Mais pas n'importe comment... « Il faut un accompagnement de la réforme, à laquelle les gens veulent être associés ».

(Pour écouter Elisabeth David : cliquez ici)
(Pour écouter Patrick Gonthier, SG Unsa Education, cliquez ici)



(avec RMC)

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Alain OLIVE à Dijon

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