Lundi 28 avril 2008



Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique :

CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC

 

POUR DEFENDRE ET AMELIORER LA FONCTION PUBLIQUE !

 

Place à la mobilisation

 

Le  projet de loi  « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » validé par le Conseil des ministres est en cours d’examen au Sénat. S’y retrouvent  toutes les mesures dont les organisations syndicales ont  unanimement demandé le retrait, des mesures lourdes de conséquences pour les personnels et le service public sans le moindre dialogue social.

 

L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.

 

C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels

 

La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.

 

 

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons:

* un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous

* Un emploi public, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire

* L’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité et l’impartialité, et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions

* Un développement de la mobilité choisie qui s'oppose à la mobilité subie et l'abandon du recours à l'intérim

 

Les organisations signataires appellent les personnels à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai et à associer l’ensemble de la population à leurs actions.

 

 

Elles décident  de faire du jeudi 15 mai, une étape massive et rassemblée de la mobilisation notamment par la grève et/ou des manifestations.




 

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Dimanche 27 avril 2008

Semaine sociale: réforme des retraites sur fond de cortèges du 1er mai

PARIS (AFP) — La semaine sociale débutera par la présentation aux partenaires sociaux du plan gouvernemental sur les retraites, le point sensible de l'allongement de la durée de cotisation risquant d'influer, jeudi, sur la tonalité des traditionnels défilés syndicaux du 1er mai.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand doit recevoir lundi, à tour de rôle, syndicats et patronat pour leur exposer ses projets, avec l'amélioration de l'emploi des seniors en ligne de mire. Ils donneront leur avis mais leur assentiment n'est pas nécessaire puisqu'il s'agit d'une concertation.

Ces rencontres devraient à nouveau mettre au jour le désaccord majeur entre gouvernement et syndicats sur l'allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans d'ici 2012 pour une retraite à taux plein.

Les syndicats se dressent tous contre la mesure, la CGT et FO s'opposant à son principe même, alors que la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC demandent de la différer en attendant de meilleurs résultats en matière d'emploi des seniors.

Les syndicats, malgré leurs divergences sur les retraites, qui ont entraîné jusqu'à présent des mobilisations en ordre dispersé, pourraient trouver là matière à une protestation unitaire, notamment à l'occasion du 1er mai.

Cette année, pour la première fois depuis quatre ans, la CFDT sera présente jeudi après-midi aux côtés de la CGT, l'Unsa, la FSU et Solidaires (Sud) dans le cortège parisien du 1er mai. Il partira de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation avec pour mot d'ordre "les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, les retraites et la paix".

D'autres manifestations unitaires sont prévues en province comme à Lille, Strasbourg ou Montpellier.

A Paris et dans la plupart des villes de province, Force ouvrière et la CFTC manifesteront séparément, comme chaque année. FO défilera sur les thèmes du pouvoir d'achat et des retraites et la CFTC sur celui du pouvoir d'achat.

Le 1er mai coïncidera avec l'entrée en vigueur du nouveau Code du travail censé être plus maniable par ses utilisateurs, avocats, syndicalistes, juristes mais aussi les quelque 18 millions de salariés eux-mêmes.

Sa réécriture devait en principe être un toilettage et se faire "à droit constant". Mais elle demeure vivement contestée par la gauche et des syndicats de salariés comme les avocats ou les magistrats, qui estiment que certains articles ont été modifiés sur le fond.

Par ailleurs, la réforme du service public de l'emploi connaîtra lundi son acte fondateur, avec le premier conseil d'administration de l'instance chargée de mener à bien la fusion entre l'ANPE et le réseau des Assedic.

La présidence de la nouvelle institution semble acquise à Dominique-Jean Chertier, et sa direction générale à l'actuel directeur général de l'ANPE, Christian Charpy.

Du côté des entreprises, les grèves pour les salaires devraient toujours être d'actualité chez Coca-Cola, où un conflit, s'il s'est arrêté vendredi dernier à Clamart (Hauts-de-Seine), se poursuit depuis une semaine à Grigny (Essonne) et Dunkerque (Nord), ainsi qu'à la Redoute, touchée par des arrêts de travail depuis début avril.

La Fédération nationale des ports et docks CGT (FNPD-CGT), opposée à un projet de réforme prévoyant notamment le passage au privé des personnels de la manutention portuaire, devrait faire savoir cette semaine si elle appelle à une nouvelle action d'ampleur, après la grève de 24 heures de mercredi dernier.

L'activité des ports autonomes est perturbée depuis plusieurs semaines par une série d'arrêts de travail provoquant l'inquiétude du patronat.



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Vendredi 25 avril 2008

Fonctionnaires: journée d'actions et de grève le 15 mai

Les fonctionnaires sont appelés par plusieurs syndicats à se joindre le 15 mai à la journée de grève des enseignants, pour protester contre les suppressions de postes et un projet de loi sur la mobilité des agents publics qui bouleversera une partie de leur statut.

Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) ont annoncé vendredi une journée de grève ou de manifestations dans toute la Fonction publique le 15 mai, date déjà choisie par cinq fédérations de l'éducation (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) pour appeler à la grève.

Plus largement, 18 organisations d'enseignants, lycéens et parents d'élèves ont appelé à une journée d'action nationale dans l'éducation ce jour-là contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement.

Dans un communiqué commun, les cinq syndicats appellent les 5,2 millions d'agents des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) "à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai", avec en point d'orgue, la journée du jeudi 15 mai, "étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations".

Pour sa part, la CFDT a appelé uniquement les personnels de la Fonction publique d'Etat à "une journée d'action", notamment "par les grèves et les manifestations".

Enfin FO a déjà proposé une "mobilisation interprofessionnelle la plus large possible", le même jour.

Les syndicats de la Fonction publique s'opposent notamment à la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui prévoit le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite en 2009, pour réduire les dépenses publiques.

Elle induit selon eux "l'affaiblissement, voire la suppression ou la privatisation de missions ou de services publics, ainsi que la détérioration des conditions de travail".

Les syndicats sont d'autant plus remontés que Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi qu'il maintenait "les réformes qui permettront les réductions d'effectifs" et qu'"un peu plus de 30.000" départs à la retraite ne seraient pas remplacés en 2009.

Autre source de mécontentement, le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, adopté début avril en Conseil des ministres, que les syndicats voient comme un outil pour mettre en place un "plan social" dans la fonction publique et "casser" le statut des fonctionnaires.

Ce texte, présenté mardi prochain au Sénat, vise à encourager les fonctionnaires à changer de métiers et même à quitter la fonction publique, grâce une "indemnité de départ volontaire" pour les agents d'Etat qui voudraient par exemple créer leur entreprise.

Le texte prévoit aussi plusieurs mesures en cas de "restructuration", si l'emploi est "supprimé" ou "modifié": réorientation professionnelle, prime, allocation d'aide au conjoint. Les agents refusant successivement trois emplois seront "mis en disponibilité d'office" ou à la retraite.

Enfin, le texte autorise aussi le remplacement d'un fonctionnaire par un "agent contractuel" ou "le recours à l'intérim".

Pour les syndicats, l'"objectif essentiel" est de "faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique.

A ces inquiétudes sont venues s'ajouter les conclusions d'un Livre Blanc, présenté le 17 avril, qui suggèrent notamment de renforcer le recours aux contrats de droit privé et l'évaluation des fonctionnaires au mérite, une évaluation pouvant conduire à un "licenciement" en cas "d'insuffisance" professionnelle.

AFP


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Alain OLIVE à Dijon

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