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Vendredi 29 février 2008

Représentativité : les esprits s'échauffent

Les propositions patronales suscitent la colère des syndicats. Certains y voient même une volonté de ne pas aboutir à un accord.

Comment mesurer la représentativité des syndicats ? Commencées le 24 janvier, les discussions entre syndicats et patronat sont entrées dans le vif du sujet hier. Et le patronat a réussi à faire l'unanimité contre ses propositions, FO qui risque gros dans l'histoire s'interrogeant même sur la volonté du Medef de parvenir à un accord : «Le patronat fait de la provocation», a lancé René Valladon, le négociateur FO.

 

Feu aux poudres

Outre les effectifs, les cotisations, l'activité, le respect des valeurs républicaines et l'indépendance, le patronat propose de tenir compte de l'audience des syndicats. Celle-ci serait mesurée périodiquement à partir de l'agrégation des résultats aux élections professionnelles un critère que la CFTC refuse et que FO propose de ne retenir que pour moitié, les résultats des prud'hommes intervenant pour l'autre moitié.

Mais là où le patronat a mis le feu aux poudres et fait l'unanimité contre lui, c'est en proposant des élections à un seul tour où pourraient se présenter les non-syndiqués (qui aujourd'hui ne peuvent le faire qu'au second). Michel Doneddu, le négociateur CGT, y voit «un chiffon rouge» et «une déclaration de guerre au syndicalisme», la CFDT une proposition «inacceptable». Le patronat propose aussi de prendre en compte les inscrits (et non les votes exprimés) pour calculer le seuil de représentativité d'un syndicat. «Nous voyons dans cette proposition une manœuvre, a estimé Philippe Louis le négociateur CFTC. Ils mettent ainsi en place un syndicat… de non-syndiqués.»

La CGT a exprimé ses craintes de la référence aux inscrits en prenant comme exemple le cas de l'intérim où très peu de salariés votent. À ce point de désaccord, s'en est greffé un autre : qui contrôlerait la représentativité ? Le patronat a proposé qu'au niveau des entreprises, ce soit le directeur départemental du travail et qu'au niveau des branches et interprofessionnel, ce soit une commission indépendante. La CGT estime que le juge reste la meilleure solution et a ironisé sur la légitimité d'une telle commission : «Si ni le patronat ni les syndicats n'ont de légitimité pour en décider, on ne voit pas très bien qui cela pourrait être», a résumé Michel Doneddu. Mais c'est sans doute un point anecdotique par rapport au cœur du sujet.

"Le Figaro"



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Jeudi 28 février 2008
Alain OLIVE, secrétaire général de l'Unsa, le 28 février  sur BFM Radio :


La représentativité syndicale (durée : 15 mn)







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Jeudi 28 février 2008
NBI : les fonctions d'accueil

Les fonctions d’accueil donnent lieu à l’attribution d’une NBI si elles occupent plus de 50% du temps de travail de l’agent.

Le décret n° 2006-779 du 3 juillet 2006, qui a remplacé le décret n° 91-711 du 24 juillet 1991, a prévu, dans le troisième tableau de son annexe, sous la rubrique n° 33, que les fonctions d'accueil exercées à titre principal « dans les conseils régionaux, les conseils généraux, les communes de plus de 5 000 habitants ou les établissements publics communaux et intercommunaux en relevant, les établissements publics locaux d'enseignement, le Centre national de la fonction publique territoriale et ses délégations régionales et interdépartementales, les centres de gestion, les OPHLM départementaux ou interdépartementaux » sont éligibles à une nouvelle bonification indiciaire de dix points.
Cette rubrique n° 33 remplace et unifie plusieurs rubriques de l'ancien décret du 24 juillet 1991 ayant le même objet. Le Conseil d'État, dans une décision n° 284380 du 4 juin 2007, a été amené à définir l'exercice de fonctions d'accueil à titre principal en indiquant qu'elles « doivent être interprétées comme réservant ce droit aux agents dont l'emploi implique qu'ils consacrent plus de la moitié de leur temps de travail total à des fonctions d'accueil du public ; que, pour l'application de cette règle, il convient de prendre en compte les heures d'ouverture au public du service, si l'agent y est affecté dans des fonctions d'accueil du public, ainsi que, le cas échéant, le temps passé par l'agent au contact du public en dehors de ces périodes, notamment à l'occasion de rendez-vous avec les administrés ». La rubrique n° 33 du décret n'opère pas de distinction entre les fonctions d'accueil selon qu'il s'agit d'accueil téléphonique ou non.

En conséquence, les fonctionnaires chargés d'un accueil téléphonique, quel qu'il soit, doivent être considérés comme faisant partie des personnes éligibles à l'attribution de la NBI pourvu qu'elles occupent cette fonction à raison de plus de 50 % de leur temps.




Tout savoir sur la NBI, cliquez ici







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