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Mercredi 30 avril 2008

Déclaration A. Olive après l’interview de F. Chérèque (CFDT)

 

Dans une interview qu’il vient de donner au Journal Libération daté du mardi 29 avril, François Chérèque, le secrétaire général de la CDFT, revisite à sa façon, et cela sur un ton polémique, les relations entre nos deux organisations. Il livre aussi son sentiment sur le rapprochement en cours entre la CGC et l’UNSA qui ne semble pas avoir son agrément.

Je rappellerais simplement à François Chérèque que la ligne syndicale et l’orientation de l’UNSA sont définies démocratiquement par les militants de l’UNSA et eux seuls et non par le secrétaire général de la CFDT.

Alors que les salariés attendent des responsables syndicaux des réponses concrètes et les plus unitaires possibles sur le pouvoir d’achat, les retraites, l’assurance-maladie, l’emploi public, tout ce qui peut apparaître comme des règlements de comptes inspirés par le ressentiment est à bannir. Ce n’est pas l’esprit dans lequel, pour ma part, je conçois les relations intersyndicales.

Au contraire, plus les relations intersyndicales sont difficiles et compliquées, plus les responsables syndicaux que nous sommes, doivent faire preuve de hauteur de vue et se garder de jugements définitifs.

Je regrette vivement par exemple que François Chérèque, comme il l’annonce dans son interview, ait décidé de rompre unilatéralement la délégation commune qu’avaient constituée l’UNSA et la CFDT au sein de la Confédération Européenne des Syndicats en 1999.

A cette époque, Nicole Notat – alors secrétaire générale de la CFDT et moi-même – avions estimé que nous pouvions parler d’une seule voix sur les questions européennes et que cela pouvait rehausser le crédit des organisations syndicales françaises au sein de la CES, ce qui d’ailleurs fut le cas et qui reste pour nous toujours d’actualité.

Depuis près de dix ans, rien sur le fond, n’est venu démentir cette ambition. La CFDT et l’UNSA agirent toujours de concert et ont toujours affirmé ensemble leur volonté de faire avancer l’Europe sociale. Pourquoi mettre fin à ce qui constituait un remarquable exemple de coopération intersyndicale ? Quelle image va-t-on donner aux syndicats des autres pays d’Europe alors que la France s’apprête à prendre la présidence du Conseil Européen et que la CES a besoin de l’appui de tous les syndicats français ?

Je ne puis que prendre acte de la décision de la CFDT. Mais, quoi qu’il en soit, l’UNSA restera bien sûr membre de la CES, puisqu’elle est affiliée par une décision du Comité Exécutif des 20 et 21 mai 1999 et à jour de ses cotisations. Nous ne dévierons pas de notre ligne et continuerons à nous battre pour le développement de l’Europe sociale.

Pour ma part, je continue à penser que la CFDT a plus à gagner à s’ouvrir et à dialoguer, y compris avec l’UNSA, qu’à se refermer sur elle-même, à stigmatiser tous ceux qui ne pensent pas comme elle et donc à s’isoler. Je serai toujours disponible -et l’UNSA avec moi- pour engager avec cette organisation tous les débats féconds qu’appelle la situation sociale difficile dans laquelle se trouve notre pays.





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Mercredi 30 avril 2008
Le 1er mai à Dijon

Nous sommes à la veille du 1er Mai, symbole de la fête du travail, 

Journée historique et revendicative mise en place en 1889 et intitulée Journée internationale de revendication

Nous sommes dans un pays démocratique et nous avons la possibilité de nous exprimer, c’est pour cela que nous comptons pleinement sur votre participation revendicative.

En effet, les thèmes sont nombreux.

Actuellement le gouvernement réforme à tous vents, tous les dossiers sont ouverts en même temps et les retombées sont alarmantes, voire catastrophiques.


On retient essentiellement
 :


Sur les retraites : fuite des acquis, il faut travailler plus pour gagner moins. 

Sur les salaires : la précarité des contrats à temps partiel, l’augmentation du prix des produits dit de première nécessité ainsi que l’augmentation des produits pétroliers font que le pouvoir d’achat s’écroule

Sur la santé : recul des remboursements lunettes, des soins dentaires, arrêt de la prise en charge sur certains soins, augmentation du forfait hospitalier, la liste est longue…

Sur le volet social : baisse des allocations sociales. Dossier chômage il faut prendre un travail à 200km avec une réduction de 30% de son ancien salaire sinon radiation et suspension des allocations Assedic...

  

Le rassemblement est prévu le 1er mai, à Dijon,  place WILSON à 10h30 derrière les banderoles UNSA



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Mercredi 30 avril 2008

1er mai : coup d'envoi d'un mois agité

Outre la fête du Travail, deux importantes manifestations sont prévues le 15 mai avec les fonctionnaires et les lycéens et le 22 contre la réforme des retraites

Les manifestations syndicales de la fête du Travail, jeudi, vont marquer le coup d'envoi d'un mois de mai agité dans la rue, notamment le 15 mai avec les fonctionnaires et les lycéens et le 22 mai contre les projets gouvernementaux de réforme des retraites.

Quarante ans après, les syndicats fêteront aussi mai 1968 sur le pavé, alors que la fête du Travail, qui aura cette année pour thèmes centraux le pouvoir d'achat, les retraites et les sans-papiers, constitue l'exorde d'un mois de revendications.

Après des appels à la grève dans l'Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT) pour le 15 mai, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont convenu mardi d'une journée nationale d'action et de manifestations la semaine suivante «pour la défense de la retraite solidaire».

L'Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu'ils se joignaient au mouvement.

Dans de nombreuses villes de France, plusieurs syndicats afficheront dès jeudi leur unité derrière une banderole sur «les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, les retraites et la paix» : à Paris, comme à Marseille, Lille, Tours, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires feront cortège commun.




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