Une mobilisation beaucoup moins forte
Dans la rue, à Paris (18.000 selon la police), Bordeaux (5.000 selon la police, 25.000 selon la CGT) ou Toulouse (entre 4.000 et 15.000
participants), la mobilisation a été clairement moins forte que celle de la journée du 22 mai.
la CGT et la CFDT, qui comptaient battre des records de manifestants, ont perdu leur pari.
La journée de mardi aura été le temps fort de cette semaine sociale. Cependant, l’heure est à la discorde au sein des syndicats. FO, la CFTC, la CFE-CGC et l’Unsa n’ont pas soutenu le mouvement.
Le 9 avril dernier, la CGT, la CFDT, la CGPME et… le Medef adoptent « une position commune » sur la représentativité syndicale en
entreprise. Les syndicats non conviés prennent cette décision comme une demande de divorce.
Le gouvernement saisit l’occasion pour renforcer les désaccords et propose alors de « sortir définitivement du carcan des
35 heures ». La réponse ne se fait pas attendre : les syndicats se désolidarisent de la journée d’action du 17 juin. " La manifestation avait
été appelée après l’élaboration du texte sur la position commune. Nous sommes à l’opposé du Medef, de la CGPME, de la CGT et de la CFDT", a déclaré Alain Olive, secrétaire général de
l’Unsa.
Que la CFDT se mobilise, c’est normal ! S’il y avait seulement eu un mouvement contre la réforme des
retraites ou la question du temps de travail, nous aurions manifesté. Mais la mobilisation d’hier ne portait pas uniquement sur cela ! C’est le principe même d’une « position
commune » auquel nous sommes opposés. »
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