Hortefeux: "Ce ne sont pas des défilés qui permettront de sortir de la crise"

Le ministre du Travail Brice Hortefeux a estimé vendredi sur RTL que la journée d'action interprofessionnelle de jeudi marquait "une réelle mobilisation", mais que ce n'était pas "des défilés ou des manifestations qui permettront de sortir de la crise".

Entre 1,2 million (police) et 3 millions (CGT) de personnes ont défilé à l'appel des huit syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa). Le 29 janvier, de 1,08 million (police) à 2,5 millions de personnes (syndicats) avaient battu le pavé.

"La réalité, c'est que cette journée témoigne d'une réelle mobilisation, même si le nombre de manifestants est sensiblement le même que lors du 29 janvier et qu'en revanche le nombre de grévistes est nettement moins important", a déclaré le ministre.

De plus, "le service minimum a parfaitement fonctionné, que ça soit à la RATP, à la SNCF ou en terme d'accueil des enfants", a-t-il souligné. "C'est sans doute ce qui a permis à toux ceux qui n'ont pas souhaité faire grève de se rendre à leur travail, et c'est eux qui sont le plus nombreux", a-t-il insisté.

"Nous entendons le message qui est un message d'inquiétude, mais je ne pense pas qu'il y ait une demande de changement", a affirmé M. Hortefeux, jugeant plutôt qu'il s'agit d'"une attente de concret et de souci de justice et cela est compréhensible".

Selon lui, "ce ne sont pas simplement des défilés ou des manifestations qui permettront de sortir de la crise".

"On ne peut pas demander un autre plan alors que le plan initial ne s'est pas encore déployé", a insisté le ministre, rappelant que les mesures prises lors du sommet social du 18 février doivent entrer "en vigueur entre aujourd'hui et le mois de juin".

Face au Medef, il a rappelé qu'il ne devait y avoir "ni boucs émissaires, ni exemptés de l'effort" en temps de crise. "Le gouvernement prendra toutes ses responsabilités, ça signifie que nous légiférerons" si le patronat refuse de mettre en place un système garantissant que les dirigeants des entreprises en difficulté ne perçoivent pas de bonus, a-t-il assuré.


Tag(s) : #La revue de presse