Grogne sociale chez Barry Callebaut et Valeo

Grève chez Barry Callebaut…
Deuxième réunion hier du comité extraordinaire de Barry Callebaut. L'usine dijonnaise du groupe suisse a également connu une grève de 24 heures prenant fin hier matin à 5 heures.
En fin d'après-midi, les discussions n'avaient guère avancé aux dires des syndicats. « La direction ne répond pas à nos questions. Il n'y a rien de nouveau », a déclaré une représentante syndicale CGT. « La direction fait le forcing pour passer directement au livret 3, au plan social… »
Le CE se réunit ce matin
Une nouvelle série de questions à soumettre à la direction a été arrêtée en fin de journée par les salariés. Le comité d'entreprise extraordinaire doit reprendre ce matin, à partir de 9 heures.
Rappelons que les syndicats (CGT, CFDT, UNSA, CFTC) du site racheté à Nestlé en 2007, demandent l'arrêt du plan qui prévoit la suppression de 100 emplois. Ce dernier avait été annoncé le 26 janvier dernier.

… Et chez Valeo
Du côté de Valeo Dijon, la grève s'est poursuivie hier. Un 5e jour de mobilisation où la motivation des salariés est, semble-t-il, restée intacte. C'est ce qu'affirmait, en milieu d'après-midi, Ramiro Grilo, secrétaire du comité d'entreprise. « 90% de salariés sont en grève », a souligné le délégué syndical. « L'arrêt de travail continue malgré la venue du DRH Branche. Cela ne nous a rien apportés de plus… ».
La suppression de 31 postes, prévue d'ici à la fin du mois juin prochain, et le transfert d'une partie de la production du site de Dijon sur le site de Nevers, sont les raisons de la grogne des salariés.

Un message clair
« Valeo veut retirer de l'activité et des machines de production du site dijonnais. Si cette activité restait, les licenciements n'auraient plus lieu d'être », a précisé Ramiro Grilo avant de s'en prendre à l'Etat : « En tant que l'un des principaux actionnaires de Valeo, il s'oppose au parachute doré de M. Morin (l'ex PDG de Valeo devait partir avec 3,2 millions d'euros). Mais apparemment, il cautionne les 1 600 suppressions d'emplois en France. Notre message est clair : des engagements ont été pris. Qu'ils soient tenus… »
La grève ou non est votée à chaque changement d'équipe. La tendance s'orientait vers une poursuite du mouvement aujourd'hui.



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