L'Unsa au CSFPT : troubler les règles du jeu et oser dire que l’intérêt collectif prime sur l’intérêt individuel.

On se souvient de cette déclaration d’Alain OLIVE, secrétaire général de l’UNSA pour répondre aux attaques des organisations syndicales dites irréfragables, ou mieux encore « les cinq vieilles » inquiètent de voir notre organisation prendre toute sa place dans le paysage syndical.

C’est l’UNSA qui la première a posé la question de la démocratie sociale. C’est l’UNSA qui a fait bouger les lignes.

Avec la loi du 20 août 2008 l’UNSA peut entrer dans toutes les entreprises. Avant nous n’avions rien. Aujourd’hui avec peu, nous créons des centaines de syndicats dans le secteur privé.  Les nouvelles  règles de la représentativité syndicale recomposent le paysage syndical. Pour preuve, à la SNCF, l’UNSA arrive en deuxième position. La CFTC, FO et la CFE-CGC perdent leur représentativité. Pour preuve qu’en période de crise les salariés ont besoins de syndicats utiles et proches du terrain.

C’est bien sur la base de ce syndicalisme là que nous siégeons au CSFPT. C’est bien sur la base des mandats que vous nous aviez confiés que nous défendrons et ferons évoluer le statut de la Fonction Publique Territoriale auquel nous sommes si attachés.

La première réunion du CSFPT a eu lieu le mercredi 8 avril 2009. Il avait pour objectif d’installer le Conseil d’Administration et de voter pour le Président. Bernard DEROSIER a été réélu sans les voix de la CGT qui s’est abstenue. Curieuse façon d’exercer le paritarisme. Curieuse façon d’exercer ses responsabilités au sein d’une instance qui est là pour défendre le statut des agents publics, plus que jamais menacé. Est-il utile de rappeler les 30 000 suppressions de postes de fonctionnaires pour 2009 ? Est-il utile de rappeler que le gouvernement, malgré les fortes mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009, est resté sourd à la légitime revendication de l’intersyndicale d’instaurer un moratoire sur la suppression des emplois publics ?

Dans le cadre des négociations sociales, il y a rarement, voire jamais consensus. Ce 8 avril 2009 créera l’évènement. Au sein du CSFPT, l’UNSA  confirme sa position de « vilain petit canard », celui que l’on voit arriver et dont on ne voulait pas, celui qui avec ses deux sièges va troubler les règles d’un jeu savamment établi depuis des décennies. Celui qui, enfin, osera dire que l’intérêt collectif prime sur l’intérêt individuel.

On sait que l’exercice de nos mandats au sein du CSFPT  sera difficile. On sait aussi d’où l’on vient. On sait que depuis la création de l’UNSA TERRITORIAUX  en janvier 2006, nous n’avons jamais pu faire valoir les revendications de nos adhérents dans les instances nationales.

Cette période est terminée. C’est par la voix démocratique que nous avons été élus. Cette victoire est avant tout la vôtre. Nos mandats n’auront de sens que s’ils sont portés par toute une dynamique, celle des adhérentes et des adhérents.

Alors ensemble, continuons !


Catherine GUERIN
La Secrétaire Générale Unsa Territoriaux.



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