François Deluga, nouveau président du CNFPT

L’élection s’est jouée à deux voix. André Rossinot, maire (UMP) de Nancy et président sortant du conseil d’administration du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a été battu mercredi 15 avril, au premier tour, par François Deluga, député-maire (PS) du Teich, en Gironde, par 15 voix contre 13.
Le nouveau président, âgé de 52 ans, est arrivé au conseil d’administration du CNFPT en 2004 après les élections régionales, pour représenter le conseil régional d’Aquitaine dont il était vice-président ; mandat qu’il a abandonné fin 2008 quand il a été élu député. Vice-président du centre de gestion de la Gironde depuis 2008 et membre du conseil régional d’orientation d’Aquitaine, il siège aujourd’hui au titre des représentants des communes.

Vice-présidences
Deux vice-présidents ont également été élus. Le siège réservé à un représentant des employeurs est désormais occupé par Marc Baïetto, délégué régional du CNFPT Rhône-Alpes Grenoble, maire d’Eybens (PS) et vice-président du conseil général de l’Isère.
Bernard Gambier, membre du collectif régional CGT Aquitaine, a rassemblé 27 suffrages sur 34, pour la vice présidence attribuée aux représentants des personnels. Lors du précédent mandat, il présidait le groupe de travail qui a élaboré le répertoire des métiers du CNFPT dont la première version est sortie en 2005.

L’enjeu de la nouvelle présidence telle que l’a développé François Deluga, sera de mettre en place une gouvernance collégiale qui accordera plus de place au paritarisme et renforcera le rôle des conseils régionaux d’orientation. Autre objectif du nouveau mandat, la mise en œuvre effective de la loi de 2007, en particulier pour les catégories C.
«Après le vote de la loi, l’établissement doit aller de l’avant et relancer son action», a déclaré le nouveau président. Si un travail de fond a été entrepris depuis plusieurs mois à tous les échelons du CNFPT et en particulier sur les formations d’intégration, il semblerait que des moyens humains manquent dans les délégations qui doivent faire face à des effectifs de stagiaires décuplés.
Didier Rosez, actuel président (FO) du conseil national d’orientation, qui sera lui aussi renouvelé prochainement, avait apporté son soutien au président sortant. André Rossinot a su, selon Didier Rosez, faire reconnaître l’établissement par des partenaires extérieurs, dont l’Etat, et rétablir ses finances. Il se déclare prêt à travailler avec le nouveau président dans un esprit constructif autour de valeurs partagées de service public, de laïcité et de paritarisme.

 

 







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