Barry Callebaut : la justice ordonne reprise des négociations

La justice a ordonné à la direction de l'usine de chocolat de Barry Callebaut à Dijon de reprendre les négociations sur son plan social. Ce dernier prévoit la suppression de 103 emplois sur 386.

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Dijon a également ordonné mardi au groupe zurichois Barry Callebaut de "suspendre la mise en place de son plan, jusqu'à achèvement de la procédure d'information-consultation".

Enfin, le tribunal a condamné le groupe à payer au comité d'entreprise de l'usine de Dijon et à chacun des syndicats CGT, CFDT et Unsa la somme de 1000 euros.

Le comité d'entreprise et les syndicats avait saisi le juge des référés pour exiger la suspension de ce plan social annoncé en janvier et qui prévoyait la suppression de 103 emplois sur les 386 de l'usine de Dijon.

Ils dénonçaient l'absence d'informations de la direction sur son projet de cession de l'activité "consommateurs" au groupe espagnol Natra, a précisé Anita Binacchi, secrétaire (CGT) du comité d'entreprise.

Dans ses motivations, le juge des référés estime que "l'entreprise a refusé le débat" sur son projet de cession au groupe Natra, "au motif que la question se trouve hors du champ de la consultation" a souligné le juge. La direction a quinze jours pour faire appel.

Barry Callebaut a racheté l'usine de Dijon à Nestlé au 1er juillet 2007. Début 2009, il a annoncé la suppression d'une centaine de postes sur ce site historique créé par Lanvin en 1921, en arguant de "la perte de deux contrats importants" et d'un marché du chocolat qui stagne depuis deux ans.

Présent dans 26 pays, avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 4,8 milliards de francs pour l'exercice 2007/08, Barry Callebaut est le leader mondial des fabricants de produits à base de cacao et de chocolat. Il possède une quarantaine d'usines et emploie quelque 7200 personnes.


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