André Santini défend l'intéressement collectif

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini a défendu jeudi la mise en place d'un système d'intéressement collectif dans la Fonction publique, qui pourrait se mettre en place en 2010, sur la base d'un rapport du député UMP Michel Diefenbacher.

Ce rapport, présenté jeudi à la presse, préconise notamment un intéressement "ouvert au plus grand nombre" (y compris les non titulaires, les militaires, les magistrats, etc.), basé sur la réalisation d'objectifs au sein de chaque service : amélioration de la performance, de la qualité du service, de la situation financière et de la situation sociale.

Pour M. Diefenbacher, ce dispositif prend en compte "le mérite", mais ne se fera pas par "redéploiement de primes existantes", mais par "création d'une prime supplémentaire".

Le député propose, au lancement du dispositif, une hypothèse de 300 euros par agent, qui pourrait concerner "le tiers ou le quart des agents", soit une charge budgétaire de 200 millions d'euros par an pour la Fonction publique d'Etat.

Pour M. Santini, "l'intéressement est en phase avec les valeurs de la Fonction publique", notamment car "il s'agit d'une rémunération collective, dont bénéficient potentiellement tous les agents d'un service donné, quel que soit leur statut ou leur grade".

M. Diefenbacher préconise une loi, estimant que "la logique serait une loi de finances", parallèlement à des négociations avec les syndicats.

Selon l'entourage de M. Santini, le dispositif ne peut être qu'un "sujet pour 2010", car il faut le temps de négocier avec les syndicats et de définir les indicateurs dans chaque ministère et service.

André Santini et le ministre de la Fonction publique Eric Woerth ont proposé jeudi dernier cette négociation à quatre syndicats (Unsa, CFDT, CGC, CFTC), afin de définir "un accord-cadre pour la Fonction publique de l'Etat", avant des discussions dans les Fonctions publiques hospitalière et territoriale. Ces syndicats ont signé en février 2008 un accord salarial avec le ministère, à l'inverse des quatre autres (CGT, FSU, FO et Solidaire), majoritaires mais donc exclus pour l'instant de la négociation.

 

 

 

 


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