Maisons du handicap : un rapport sénatorial favorable au «statu quo temporaire»

Le statut juridique – groupement d’intérêt public - des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), doit-il être réformé ? Pour répondre à cette question, les sénateurs Paul Blanc (Pyrénées-Orientales, UMP) et Annie Jarraud-Vergnolles (Pyrénées-Atlantique, PS) ont pesé le pour et le contre des solutions de rechange : statut d’établissement public administratif départemental ou intégration dans les services du conseil général.

Rendu public le 1er juillet, leur rapport d’information sur les MDPH penche pour… «le statu quo temporaire». Il s’agit de l’une des 25 recommandations, adoptées par la commission des affaires sociales du Sénat.
Se faisant l’écho de plusieurs de leurs interlocuteurs, les rapporteurs estiment, en effet, que la question n’est pas «centrale» mais «corollaire» à deux sujets de préoccupation «essentiels» : la pérennisation des financements de l’Etat et la stabilisation du personnel mis à disposition.

Et ce, dans un contexte où les MDPH - à leur troisième année de plein exercice -, doivent :
  • - faire face à une rapide montée en charge de la prestation de compensation du handicap (PCH) «adulte»,
  • - achever avant le 1er janvier 2010 la mise en place de la PCH «enfant»,
  • - et, depuis le 1er janvier dernier, mettre en œuvre la réforme des conditions d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés.
Tout en respectant leur mission, rappelée dans le rapport : «l’humanisation de l’instruction des dossiers, grâce à une approche pluridisciplinaire et individualisée».



 

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