Le président de la CGC ne renonce pas fusionner avec l'UNSA

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A moins de six mois du congrès de la CGC, le président du syndicat des cadres Bernard Van Craeynest se prononce, dans un entretien au quotidien "La Croix" de mercredi, pour un rapprochement avec d'autres organisations et confirme son intention de fusionner avec l'UNSA.
"Il faut continuer à travailler au rapprochement avec d'autres syndicats, non seulement dans les entreprises, mais aussi au niveau confédéral", dit-il, plaidant pour qu'émerge "une troisième force syndicale face à la CGT et à la CFDT".

Malgré le refus exprimé par sa base en mars, M. Van Craeynest reste favorable à une fusion avec l'UNSA parce que ce syndicat est "en progression depuis des années dans le privé" et qu'il préfère s'en faire "un ami plutôt qu'un concurrent".

Mais il reconnaît que ce rapprochement pourrait aussi se faire avec la CFTC, "très menacée". "Si je prône un rapprochement avec d'autres, c'est parce que la crise comme la loi sur la représentativité conduisent à un affaiblissement supplémentaire du syndicalisme", explique le No1 du syndicat des cadres. "Je veux que nous soyons plus forts au service des salariés, y compris ceux de l'encadrement". Conscient de l'hostilité des fédérations chimie et métallurgie de la CGC à sa stratégie de fusion, Bernard Van Craeynest juge "possible" d'avoir un adversaire lors du congrès de février 2010 et compte défendre son bilan.
"Mais, quoi qu'il arrive, avec moi à sa tête ou avec quelqu'un d'autre, la CFE-CGC ne pourra pas faire l'économie d'un débat sur son identité, catégorielle ou non", conclut-il.


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