Seuls les fonctionnaires indispensables travailleront en cas de forte pandémie A/H1N1, selon Woerth

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En cas de forte pandémie de grippe A/H1N1 en France, seuls les fonctionnaires exerçant une "activité indispensable" resteront sur leur lieu de travail, a annoncé jeudi le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth en suggérant que les agents non-réquisitionnés pourraient prendre leurs RTT ou leurs vacances, ce qui a irrité l'UNSA.
Dans un entretien paru jeudi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France", M. Woerth rapporte que "tous les services publics sont chargés d'élaborer un plan de continuité de l'activité" afin de "maintenir les activités essentielles (...) tout en protégeant les agents". Des consignes d'hygiène seront données et des masques distribués si besoin est, explique le ministre. "Notre priorité, c'est la continuité du service public. Mais, en cas de pandémie forte, seuls les agents exerçant une activité indispensable continueront à être présents sur leur lieu de travail", précise-t-il. "S'il n'est pas réquisitionné, un fonctionnaire bénéficiera d'autorisations spéciales d'absences pouvant aller jusqu'à six jours, notamment pour garder ou donner des soins à son enfant malade", rappelle le ministre. "Au-delà, il pourra utiliser, en accord avec sa hiérarchie, son compte épargne temps, ses RTT ou ses congés annuels".

"Je trouve ça inadmissible", a réagi sur France-Info Elisabeth David, secrétaire nationale de l'UNSA-Fonction publique, jugeant ça "impensable". "Si on demande au fonctionnaire de rester chez lui pour ces risques-là, il aura beaucoup plus de travail après. Ce n'est pas de sa responsabilité", a-t-elle remarqué en estimant qu'il revenait "à l'Etat d'assumer les conséquences de la pandémie". La syndicaliste a par ailleurs considéré que les fonctionnaires devraient être "beaucoup plus actifs dans le cas d'une pandémie". "Il y a beaucoup d'endroits où (...) tous les fonctionnaires devront être sur le pont", a souligné Mme David en citant notamment les hôpitaux, les maisons de retraite, les services vétérinaires et les DDASS (directions départementales des affaires sanitaires et sociales). A ses yeux, "tous les fonctionnaires sont indispensables, d'autant plus dans une situation de pandémie".


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