La CFE-CGC explosera en février

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Selon nos informations (Le Figaro 15/09/09), le sort de l'actuel président de la centrale syndicale des cadres, Bernard Van Craeynest, sera scellé le 15 octobre. «BVC», qui souhaite se représenter, doit tout d'abord obtenir l'aval de sa fédération (la métallurgie). Mardi matin, «BVC» a passé une audition devant le bureau de la métallurgie, qui a donc décidé de ne pas statuer immédiatement entre le soutenir ou présenter un autre candidat.

Selon l'un des membres du bureau, visiblement peu convaincu par la prestation du président sortant, l'issue du scrutin en fait importe assez peu. «Je suis certain que la CFE-CGC explosera en février, a-t-il avoué au Figaro. Beaucoup de militants refuseront de rester si BVC est réélu à la présidence et la centrale sera coupée en deux s'il y a un autre candidat en face de lui. Dans les deux cas, on est mort et BVC sera le fossoyeur de la CFE-CGC.»

Le sort de BVC renvoyé au 15 octobre

BERNARD VAN CRAEYNEST, alias BVC, a passé ce mardi une audition auprès des membres du bureau de la fédération de la Métallurgie de la CFE-CGC. L'actuel président de la centrale des cadres, qui souhaite se présenter en février pour un second mandat lors du congrès de Reims, doit recueillir l'aval de sa fédération pour pouvoir y aller. D'où l'audition de ce matin où il a exposé son projet, avant de répondre à un jeu de questions/réponses et de déjeuner avec ses camarades. Le bureau n'a pas statué et a renvoyé sa décision -de soutenir BVC à Reims ou de présenter un autre candidat à la présidence de la CFE-CGC, idéalement Gabriel Artero, le patron des métallos- au 15 octobre lors du prochain comité directeur de la fédération.

Pour l'heure, l'incertitude la plus totale règne dans la centrale des cadres. La fédération de la Métallurgie, la plus puissante à la CFE-CGC, ne peut pas ne pas présenter de candidat. Elle enverra donc soit BVC au casse pipe soit Artero à la bataille. Dans le camp d'en face, emmené par la fédération de la Chimie, on s'interroge toujours sur le fait de présenter ou non un candidat avec le risque, comme en 2005, de perdre en rase campagne. D'un autre côté, l'idée de laisser BVC à la présidence les insupporte et le combat pourrait alors être mené par Philippe Jaeger, le président de la fédération. Un vrai casse-tête, aggravé par les vélléités personnelles du secrétaire général actuel, Gérard Labrune, originaire de la fédération des Banques, d'y aller... si BVC y va ! Une vraie comédie de boulevard pas vraiment drôle.


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