PLF 2010 : impasse sur la crise sociale

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L’UNSA juge réaliste l’hypothèse de croissance de 0,75% retenue pour le cadrage du projet de loi de finances 2010. Ce retour timide et fragile de la croissance ne résoudra pas une situation sociale marquée profondément par le creusement des inégalités et la montée du chômage. Les grands organismes internationaux prévoient tous un taux de chômage au dessus de la barre des 10% pour 2010.

L’UNSA appuie les projets d’investissements publics qui permettront de développer les activités et les emplois du futur, mais, dans l’immédiat, elle regrette que des mesures directes sur le pouvoir d’achat ne soient pas prévues. En effet, l’UNSA rappelle que la consommation des ménages a résisté jusqu’ici face à la crise et a permis d’éviter une récession plus grave. Des choix fiscaux soucieux de corriger les injustices doivent être instaurés.

L’UNSA réitère sa demande de suppression du paquet fiscal.

Elle déplore que des mesures actives pour l’emploi n’aient pas été prises, notamment en direction des jeunes.

Enfin, la gestion de l’endettement ne doit pas reposer sur la réduction drastique des dépenses qui conduisent à terme à la remise en cause des services publics. L’UNSA rappelle que si l’action publique a un coût, l’inaction en aurait un plus élevé encore.


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Tag(s) : #Les communiqués de presse UNSA