Fonctionnaires : tollé des syndicats après la confirmation de 34.000 suppressions de postes en 2010

Pour que l'article vous soit lu
 





La confirmation mercredi du gouvernement qu'il allait supprimer près de 34.000 postes supplémentaires de fonctionnaires en 2010 a provoqué un tollé des syndicats.
La FSU dénonce notamment une politique "idéologique et irresponsable dans la période actuelle", tandis que l'UNSA estime que la "gestion de l'endettement" ne doit pas conduire "à terme à la remise en cause des services publics".

Le gouvernement a en effet confirmé la poursuite de sa politique de suppression massive de postes dans la Fonction publique, avec près de 34.000 départs en retraite non remplacés en 2010, dont 16.000 à l'Education nationale.
En huit ans, depuis le budget 2003, l'Etat aura supprimé plus de 126.000 postes dont plus de 92.000 depuis que Nicolas Sarkozy est président.
"Tous les services publics vivent aujourd'hui sous tension à cause de ces suppressions de postes, d'une part à cause des conditions de travail, d'autre part des missions moins bien rendues aux usagers", a déclaré à l'Associated Press le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri.
"Ces suppressions de postes ne rapportent pas grand chose par rapport à la perte des recettes liée aux choix fiscaux du gouvernement", a-t-il ajouté. M. Aschieri a notamment cité la baisse de la TVA accordée aux restaurateurs. En outre, pour lui, "ces postes supprimés sont autant d'emplois en moins pour les jeunes".
De son côté, FO évoque dans un communiqué une "mécanique (...) destructrice d'emplois, alors qu'il est urgent d'en créer, comme il est tout aussi impératif de renforcer les services publics dont la disparition serait douloureuse pour les citoyens".
"La gestion de l'endettement ne doit pas reposer sur la réduction drastique des dépenses qui conduisent à terme à la remise en cause des services publics", juge pour sa part l'UNSA, qui "rappelle que si l'action publique a un coût, l'inaction en aurait un plus élevé encore".
Pour Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT, le projet de budget 2010 "manque singulièrement de colonne vertébrale et fait plutôt penser à une succession de mesures, souvent injustes tant fiscalement que socialement, qu'à un tout cohérent". La suppression de 34.000 postes de fonctionnaires "en est un exemple symptomatique qui renforce l'impression que l'Etat n'est géré qu'en vertu de règles strictement comptables au détriment de débats de fond", ajoute-t-il dans un éditorial de "Syndicalisme Hebdo", le journal de l'organisation syndicale.
Nous condamnons cette politique dogmatique de suppressions d'emplois qui va conduire à dégrader encore les conditions de travail et à amoindrir le service rendu à l'usager", a déclaré à l'AP le secrétaire général de la CGT-Fonction publique Jean-Marc Canon. Selon lui, "il y a une volonté de réduire l'intervention publique car on a un gouvernement qui privilégie la sphère marchande".

Share/Save/Bookmark





Tag(s) : #La revue de presse