Conseil commun de la fonction publique : dialogue social bloqué entre les syndicats et François Sauvadet

Les principaux syndicats de la fonction publique ont de nouveau boycotté mercredi 11 avril 2012 une réunion avec François Sauvadet, dénonçant un dialogue social "dégradé" à 11 jours du premier tour de la présidentielle, le ministre jugeant pour sa part leur geste "incompréhensible".

La réunion du Conseil commun de la fonction publique (CCFP), instance chargée des questions touchant l’ensemble des 5,3 millions d’agents, avait notamment à l’ordre du jour l’examen du projet de décret visant à favoriser l’égalité homme-femme.

Le dialogue social s’est dégradé - Dans un communiqué commun, les syndicats UNSA, CFTC, CGT, FA/FPT, FO, FSU et Solidaires ont fait part de leur décision de « ne pas participer » à ce CCFP, estimant que « le dialogue social dans la fonction publique s’est dégradé ».
Ils soulignent avoir alerté M. Sauvadet à plusieurs reprises sur « le calendrier contraint qui ne leur permet plus de mener à bien leur travail ».

Ils affirment également que « depuis plusieurs mois, de nombreux textes sont promulgués (…) malgré l’opposition unanime ou quasi unanime des représentants des personnels et sans qu’aucune de leurs propositions ne soit acceptée ».

En mars, toutes les organisations à l’exception de la CGC avaient déjà boycotté plusieurs réunions, dont celle du Conseil supérieur de la fonction publique d’Etat (CSFPE), pour protester notamment contre « le rythme effréné » des rencontres et dénoncer un dialogue social relevant de la « parodie ».

Un entretien avec le ministre n’avait pas permis d’aplanir les divergences.

Textes importants - Pour M. Sauvadet, « cette politique de la chaise vide est incompréhensible » parce que les réunions boycottées par les syndicats visent « à examiner des textes importants qu’ils demandaient eux-mêmes d’inscrire ».

« Je comprends bien que la proximité des élections puisse tendre le dialogue social, mais en tout cas, ce que je regrette profondément, c’est qu’un certain nombre d’organisations prennent littéralement en otage les fonctionnaires », a déclaré le ministre à l’AFP.

Il a indiqué qu’un nouveau Conseil commun serait convoqué mardi prochain, la présence des syndicats n’étant alors plus requise pour que les textes soient validés.

 

(Source : la gazette des communes)

 


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