reformeFPT.jpgGeorges Tron reconnait que la mobilisation du 27 mai « manifeste une inquiétude »

 

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron a estimé le 28 mai 2010 que la mobilisation de la veille à l'appel de six syndicats contre la réforme des retraites du gouvernement "manifeste une inquiétude sans qu'il faille en grossir la signification".

La mobilisation a été « approximativement comme en mars mais quelques jours après les prémices de l’annonce de la réforme, donc je considère que c’est une mobilisation qui manifeste une inquiétude sans qu’il faille en grossir la signification », a déclaré M. Tron sur LCI.

Invité à réagir aux propos du porte-parole du gouvernement Luc Chatel ayant qualifié de « faible » la mobilisation, il a jugé que « si on place le curseur très haut, on peut considérer qu’il y avait moins de monde qu’espéré par les syndicats » mais si on considère que « cela révèle une inquiétude au demeurant assez légitime, il faut toujours être à l’écoute de ce type de manifestation ».

Quant à une éventuelle rentrée sociale agitée au moment de l’examen de la réforme des retraites au Parlement, M. Tron a rétorqué : « La rentrée sociale, depuis que je fais de la politique, depuis une trentaine d’années, elle a toujours été annoncée comme difficile. Cette année, on l’adosse aux retraites, à nous d’être bons dans les explications et de bien montrer aux Français que ce n’est pas une réforme contre quelqu’un mais pour sauver la répartition ».

Pour les catégorie actives, il faut « voir si oui ou non cela se justifie encore »
Pour les fonctionnaires, il a jugé « parfaitement normal » de discuter avec les syndicats pour « voir si la différence de taux est quelque chose sur lequel on peut revenir » car il y a « un taux de cotisation à 7,85% dans le public, à 10,55% dans le privé, ce qui veut dire que le coût d’acquisition de la retraite dans le public et dans le privé n’est pas le même ».

Quant à la possibilité pour certains fonctionnaires appartenant à des catégories dites « actives » (policiers, pompiers, etc) de partir en retraite plus tôt à 50 ou 55 ans, M. Tron a considéré qu’il fallait « voir si oui ou non cela se justifie encore » et qu’ »il y a des professions plus exposées que d’autres, par exemple les personnels en uniforme ».

Sur un éventuel gel des salaires des fonctionnaires, « on est en pleine discussion dans quinze jours-trois semaines avec les syndicats et nous mettrons tous les paramètres sur la table », a-t-il affirmé, notant que « le point d’indice a augmenté par exemple en 2009 de 0,5% alors que le pouvoir d’achat des fonctionnaires était supérieur à 3% ».

 

 

 


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