L’intéressement collectif toujours au programme

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron a réaffirmé le 9 février 2011 qu'il était favorable à l'instauration de l'intéressement collectif afin de rémunérer les agents en fonction de la performance d'un service.

« C’est une bonne mesure et (c’est) celle que nous mettons en oeuvre », a indiqué le secrétaire d’Etat lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, en réponse à une question d’un élu de la majorité.

« Est-ce que nous préconisons sa mise en oeuvre ? Oui, nous le faisons aujourd’hui, sur la base du rapport remis par (le député UMP) Michel Diefenbacher, qui nous dit exactement de quelle façon procéder », a-t-il ajouté.

Le rapport présenté en 2009 par M. Diefenbacher évoquait une prime d’un montant de 300 euros comme « base de réflexion » et préconisait de fixer des objectifs à atteindre par service, puis de verser la prime uniquement si ceux-ci étaient atteints.

Cette prime servira les usagers « parce qu’il y aura un service public qui sera rendu selon des critères déterminés pour en améliorer le fonctionnement », a expliqué M. Tron.

Selon lui, elle bénéficiera aussi au contribuable auquel elle coûtera peu, ainsi qu’à l’administration et aux agents, « dont le pouvoir d’achat va augmenter de façon évidente ».

En juin 2010, le Parlement avait adopté un texte sur le dialogue social dans la fonction publique qui comportait des mesures instaurant l’intéressement collectif dans les trois Fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière).

Cette prime est destinée à récompenser chaque année la performance collective des agents des services les plus performants, sur des critères comme la qualité de service, la maîtrise des coûts, l’amélioration des conditions de travail ou encore le développement durable.

Elle avait fait l’objet d’une discussion de dix mois avec les syndicats.
Ces derniers avaient refusé catégoriquement de signer un accord-cadre sur le sujet, dénonçant un passage en force et un alignement sur les méthodes du secteur privé.

 

(Source : la gazette des communes)

 

 


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