La santé au travail mieux prise en compte

L’impact du récent accord-cadre santé et sécurité au travail sur les personnels des départements et des régions a été mesuré par l‘Ifop à la demande de trois mutuelles de fonctionnaires.


Réalisée en avril par l’Ifop auprès de 80 DGS et DRH de conseils généraux et régionaux, l’enquête, présentée lors du colloque sur « la santé au travail dans la fonction publique territoriale », organisé le 6 mai à Paris par l’Institut de recherche en prévention santé (IRPS) à la demande de la MGEN, de la Mutuelle nationale territoriale (MNT) et de la Mutuelle générale environnement et territoires (MGET), montre que la santé et la sécurité au travail sont mieux prises en compte par ces collectivités et que l’intérêt des agents pour ces questions a augmenté.

En parallèle à la signature de l’accord-cadre santé et sécurité au travail signé le 20 novembre 2009, deux tiers des collectivités ont engagé des actions : mise à jour du document unique, formation des personnels chargés de la santé et de la sécurité au travail, préventions des risques psycho-sociaux et des troubles musculo-squelettiques (TMS), études chiffrées, outils de détection des risques, transformation, prévue par l’accord, des comités d’hygiène et de sécurité (CHS) en comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), amélioration des services de santé…

Parmi les freins à la mise en place d’action, les DGS et DRH citent le manque de temps et le manque d’intérêt des agents plus que les difficultés financières ou techniques. 85 % de ceux qui ont été interrogés déclarent connaître l’accord-cadre, mais seulement 6 % affirment très bien le connaître.

« Cet accord-cadre arrive trente ans en retard », a toutefois nuancé Hubert Borderie, président de la Mutuelle générale environnement et territoires (MGET), au cours de la première table-ronde.
Effectué par le réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) et présenté par le Professeur Gérard Lasfargues, directeur général scientifique adjoint de l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), un bilan 2001-2007 des pathologies professionnelles montre une prédominance de problèmes respiratoires chez les hommes. Chez les femmes, ce sont les pathologies psychiques qui arrivent en tête.

3 axes

L’accord santé et sécurité au travail comprend 15 actions organisées autour de 3 axes :


- Instances et accord opérationnels en matière de santé et sécurité au travail

- Objectifs et outils de prévention des risques professionnels

- Dispositifs d’accompagnement des atteintes à la santé


 

 

 

Tag(s) : #La revue de presse