Le congé de “solidarité familiale” élargi aux fonctionnaires

 

Les fonctionnaires bénéficient à leur tour de ce congé qui permet d’accompagner un proche en fin de vie. Il peut prendre la forme de périodes fractionnées ou de travail à temps partiel. Une allocation de 53,17 euros par jour peut être versée pendant vingt et un jours.

 Deux décrets élargissant aux fonctionnaires la possibilité de bénéficier d’un congé de “solidarité familiale” pour accompagner une personne en fin de vie sont parus le 20 janvier au Journal officiel [cliquez ici pour lire les décrets]. Les décrets concernent les fonctionnaires et les agents non titulaires des fonctions publiques de l’État, territoriale et hospitalière.
Ils prévoient que le congé de solidarité familiale pourra leur être accordé sous trois formes : pour une période continue, par périodes fractionnées de sept jours, sous forme d’un service à temps partiel à 50 %, 60 %, 70 % ou 80 %. Le congé ne pourra excéder six mois. Les décrets fixent également les modalités de versement de l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Pour les fonctionnaires, cette allocation journalière, d’un montant de 53,17 euros, sera versée pour un nombre maximal de vingt et un jours par l’employeur.
Pour les contractuels de la fonction publique, le décret précise que le versement de l’allocation journalière peut être assuré “dans les mêmes conditions que pour les salariés de droit privé”. La loi créant une allocation journalière d’accompagnement dune personne en fin de vie avait été publiée au Journal officiel en mars 2010. Cette allocation est versée aux personnes qui accompagnent à domicile un parent ou un proche (descendant, ascendant, frère, sœur ou personne ayant désigné une personne de confiance) en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable.

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