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Vendredi 18 juillet 2008
Le passage à 164 trimestres (41 annuités) entre 2009 et 2012 précisé par une circulaire ministérielle

Les modalités d'application de l'augmentation, à compter de 2009, de la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite liquidée au taux plein, qui doit atteindre 164 trimestres en 2012, sont précisées par une circulaire interministérielle du 7 juillet 2008. Celle-ci, signée par le Directeur de la Sécurité sociale, Dominique Libault, par délégation du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, et également sous le timbre du ministère de la Santé et du ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a été transmise aux directeurs des caisses concernées (Cnavts, RSI, MSA, professions libérales, caisse nationale des barreaux français). Elle concerne le régime général, les régimes alignés, le régime des exploitants agricoles, les régimes des professions libérales et le régime des avocats.

Le texte rappelle que l'article 5 de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites prévoit l'augmentation, à compter de 2009, de la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite liquidée au taux plein, qui doit atteindre 164 trimestres en 2012. À la suite de la réunion de la Commission de garantie des retraites, le gouvernement a confirmé ce calendrier d'évolution.

La circulaire est applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2009. C'est sur la base de celle-ci que les demandes de retraite qui auraient déjà été transmises aux caisses, et pour lesquelles les réponses ont été mises en attente, devront être traitées en procédant, le cas échéant, à la liquidation des pensions concernées.

CALENDRIER

Pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2009, la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une pension de retraite au taux plein augmente d'un trimestre par an jusqu'en 2012. Cette augmentation ne s'applique pas au regard de la date d'effet de la pension mais en fonction de la génération de l'assuré. La durée d'assurance requise pour le taux plein est celle en vigueur au soixantième anniversaire de l'assuré.

Ainsi, la durée d'assurance requise pour le taux plein est fixée à:
- 161 trimestres pour les assurés nés en 1949,
- 162 trimestres pour les assurés nés en 1950,
- 163 trimestres pour les assurés nés en 1951,
- et 164 trimestres pour les assurés nés en 1952.

Elle est fixée à 160 trimestres pour les assurés nés avant 1949.

CARACTÈRE GÉNÉRATIONNEL

Dominique Libault attire l'attention des caisses "sur la nécessité d'apporter l'information la plus large et la plus complète possible sur le caractère générationnel de cette règle d'évolution. Il importe que tous les canaux de communication disponibles soient utilisés de manière à ce que cette information soit disponible le plus en amont de la demande de retraite, de manière à éviter des dépôts de demande motivés par une méconnaissance des règles applicables à compter du 1er janvier 2009".

"En particulier, souligne le Directeur de la Sécurité sociale, il vous reviendra de faire connaître à chaque assuré que la loi garantit que la durée d'assurance requise pour le taux plein demeure celle qui lui était applicable à son soixantième anniversaire, même s'il décide de différer la date de son départ en retraite après 60 ans".

La durée d'assurance requise pour le taux plein est également celle prise en compte pour le calcul de la pension (durée dite de proratisation) pour les assurés nés après 1947.

"Un toilettage des textes réglementaires sera entrepris prochainement, s'agissant des références obsolètes à mettre en conformité avec la loi; ces textes ne font pas obstacle à la mise en oeuvre des dispositions législatives ci-dessus qui sont d'applicabilité directe", précise la circulaire.

RETRAITE ANTICIPÉE POUR LONGUE CARRIÈRE

Par ailleurs, rappelle Dominique Libault, "le gouvernement a confirmé la reconduction du dispositif de retraite anticipée pour longue carrière en précisant que les conditions de durée d'assurance évolueront conformément aux dispositions de l'article 5 de la loi du 21 août 2003 et du décret n° 2003-1036 du 30 octobre 2003".

Les conditions relatives au début d'activité demeurent inchangées.

La durée minimale d'assurance ou de périodes équivalentes requise pour bénéficier de la retraite anticipée pour longue carrière est égale à la durée d'assurance requise pour une pension de retraite au taux plein majorée de huit trimestres.

Pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2009, la durée d'assurance ouvrant droit à la retraite anticipée est donc la durée d'assurance applicable, à compter du 1er janvier 2009, à la génération de l'assuré, majorée de huit trimestres.

GÉNÉRATIONS 1953 ET SUIVANTES

La circulaire précise que, "pour les générations 1953 et suivantes, l'article 5 de la loi du 21 août 2003 prévoit que la prochaine évolution de la durée d'assurance est fixée par décret pris avant le 1er juillet 2012. Dans l'attente de la publication de ce décret, la durée d'assurance applicable aux générations 1953 et suivantes reste celle applicable à la génération 1952."

De même, la durée d'assurance ayant donné lieu à cotisations à la charge de l'assuré est égale à la durée d'assurance requise pour le taux plein applicable à la génération concernée, majorée de huit trimestres, pour un départ à 56 ou 57 ans, à cette durée minorée de quatre trimestres pour un départ à 58 ans, et à la durée d'assurance requise pour le taux plein applicable à la génération concernée pour un départ à 59 ans.

Le même principe est également applicable aux pensions liquidées au titre de la retraite anticipée des assurés handicapés prenant effet à compter du 1er janvier 2009.



Lire la circulaire










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Jeudi 17 juillet 2008
Fonction publique: les premières propositions du gouvernement sur les conditions de travail et l'emploi des seniors

 

Le gouvernement souhaite s'inspirer des actions engagées dans le secteur privé pour "améliorer les conditions de travail et l'emploi des seniors" dans la fonction publique. C'est le message adressé par Éric Woerth et André Santini aux huit organisations syndicales de fonctionnaires, réunies à Bercy, pour une première séance de négociation sur les conditions de travail, ce mardi 15 juillet 2008. Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, accompagné du secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, souhaitent que la négociation s'achève d'ici fin 2008.

Inscrite à l'agenda social de la fonction publique précisé le 4 février 2008 par le Premier ministre, François Fillon, la négociation sur les conditions de travail se fonde sur les conclusions de la conférence sur les parcours professionnels organisée à l'automne 2007. À partir de la mi-septembre 2008, des groupes de travail réunissant représentants de l'État et des syndicats seront installés pour deux mois afin d'approfondir quatre thèmes proposés par le ministère:

- réformer les instances de pilotage (les Comités d'hygiène et de sécurité) et décloisonner les approches entre fonctions publiques;
- développer la connaissance des dangers, des risques et des expositions en milieu professionnel;
- renforcer les fonctions de conseil (par exemple, les médecins), d'inspection et de pilotage (et notamment rénover le réseau des agents chargés de la mise en oeuvre des règles d'hygiène et de sécurité);
- mobiliser pour l'emploi des seniors avec une meilleure prise en compte de l'allongement de la durée des carrières", ce dernier thème ayant été ajouté par le gouvernement à l'ordre du jour de la négociation initialement centrée sur les conditions de travail.

EMPLOI DES SENIORS

Début septembre 2008, le ministère en charge de la Fonction publique transmettra un "document d'ensemble" aux syndicats qui synthétisera les propositions gouvernementales servant de base à la négociation. D'ores et déjà, un document transmis en fin de semaine dernière aux syndicats comporte treize "pistes de réflexion".

En ce qui concerne l'emploi des seniors, il prévoit de mettre en oeuvre dans la fonction publique les orientations du gouvernement privilégiées pour le secteur privé. Ces orientations ont été confirmées le 26 juin 2008 par Xavier Bertrand, ministre en charge du Travail, et par Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Il s'agit, notamment, de supprimer à terme les limites d'âge et les mises à la retraite d'office, d'étendre les dispositifs de surcote en cas de prolongation d'activité et de développer les possibilités de cumul emploi-retraite pour les personnes ayant eu une carrière complète.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Dans le champ des conditions de travail, le gouvernement propose de mettre en place "une fonction d'observation de la santé et de la sécurité au travail dans la fonction publique". Il suggère également de réformer les comités hygiènes et sécurité de la fonction publique de l'État et de la fonction publique territoriale et d'étendre l'enquête Sumer à laquelle participe d'ores et déjà la fonction publique hospitalière. Copilotée par le ministère chargé de l'Emploi (Dares) et la DGT (Direction générale du travail - Inspection médicale du travail), cette enquête décrit les contraintes organisationnelles et les expositions professionnelles de type physique, biologique et chimique auxquelles sont soumis les salariés.

Les discussions devraient en outre porter sur:
- la prévention des problèmes de santé liés aux risques psycho-sociaux;
- l'évaluation des troubles musculo-squelettiques;
- le suivi médical post-professionnel des risques différés;
- l'achèvement de la mise en place généralisée d'un document unique sur les risques professionnels;
- la rénovation de la formation et la mutualisation des inspecteurs hygiène et sécurité;
- la mutualisation et l'introduction de la pluridisciplinarité dans les services de santé au travail de la fonction publique;
- l'amélioration de la formation des responsables des ressources humaines, de l'encadrement et des personnels.

Selon le document ministériel, "une action significative est nécessaire" pour améliorer la formation des différents acteurs concernés par la sécurité et la santé au travail, ainsi que pour faire face à la "pénurie de médecins" chargés de la prévention des risques professionnels.



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Jeudi 17 juillet 2008


Fonction publiques : Conditions de travail

Intervention Conditions de travail
Séance du 15 juillet 2008

 

 

 

Messieurs les ministres,

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour engager avec vous une série de discussions sur les conditions de travail.

Cela nous satisfait, car cela correspond à une attente ancienne et très importante pour les agents des trois versants de la fonction publique que l’UNSA représente.

Mais s’engager dans un nouveau chantier ne veut pas dire abandonner nos principales revendications sur les salaires et les grilles.

Je profite de notre rencontre d’aujourd’hui pour vous demander à nouveau, au-delà du point d’indice sur lequel nous restons en désaccord, l’application immédiate des différentes mesures unilatérales que vous aviez annoncées dans le cadre des négociations salariales.

Vous l’avez compris, Messieurs les ministres, pour l’UNSA tout doit être mené de front et en cohérence – même si cette période ne se prête guère à un travail de fond sur la durée – tant dans le cadre des accords déjà signés par notre organisation que dans un cadre plus large de concertation.

S’agissant des conditions de travail, je tiens tout d’abord à vous faire part de notre préoccupation concernant l’absence de réunion de la commission centrale d’hygiène et de sécurité en 2008.

Au-delà de cet état de fait que nous déplorons, je souhaite insister sur un certain nombre de points :

D’une façon générale, l’UNSA partage le constat de nombreux experts sur l’aggravation des conditions de travail actuelle qui engendrent des maladies professionnelles et des troubles musculo squelettiques et psychologiques.

En conséquence, l’UNSA estime que la priorité doit être donnée à la prévention. La santé au travail est un droit, c’est aussi un enjeu in fine pour la qualité du service rendu à nos concitoyens, usagers du service public.

Nous souhaitons donc que :
 la FPE se dote de véritables CHSCT à l’instar des autres versants
 l’ensemble des agents reçoivent une formation concernant les risques liés au travail dès leur recrutement
 la formation des responsables RH comprennent obligatoirement un volet sur la santé au travail
 l’ensemble des agents des trois versants de la FP puissent disposer d’une véritable médecine du travail
 la mise en place de ces différents dispositifs s’accompagne des moyens humains correspondants (médecins, ergonomes, IHS, ACMO, etc)

Vous le voyez, Messieurs les ministres, sur ce vaste chantier, l’UNSA est prête à s’engager dans une discussion sérieuse au plus près du terrain afin d’assurer à tous nos collègues des trois versants de la FP des conditions de travail améliorées gages d’un service public de qualité.

Je vous remercie.

Élisabeth DAVID
Secrétaire générale Unsa Fonctionnaire

 

 

 

 

 

 

 

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