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Mercredi 18 juin 2008

Une mobilisation beaucoup moins forte


Dans la rue, à Paris (18.000 selon la police), Bordeaux (5.000 selon la police, 25.000 selon la CGT) ou Toulouse (entre 4.000 et 15.000 participants), la mobilisation a été clairement moins forte que celle de la journée du 22 mai.

la CGT et la CFDT, qui comptaient battre des records de manifestants, ont perdu leur pari.

La journée de mardi aura été le temps fort de cette semaine sociale. Cependant, l’heure est à la discorde au sein des syndicats. FO, la CFTC, la CFE-CGC et l’Unsa n’ont pas soutenu le mouvement.

Le 9 avril dernier, la CGT, la CFDT, la CGPME et… le Medef adoptent « une position commune » sur la représentativité syndicale en entreprise. Les syndicats non conviés prennent cette décision comme une demande de divorce.

Le gouvernement saisit l’occasion pour renforcer les désaccords et propose alors de « sortir définitivement du carcan des 35 heures ». La réponse ne se fait pas attendre : les syndicats se désolidarisent de la journée d’action du 17 juin. " La manifestation avait été appelée après l’élaboration du texte sur la position commune. Nous sommes à l’opposé du Medef, de la CGPME, de la CGT et de la CFDT", a déclaré Alain Olive, secrétaire général de l’Unsa.

Que la CFDT se mobilise, c’est normal ! S’il y avait seulement eu un mouvement contre la réforme des retraites ou la question du temps de travail, nous aurions manifesté. Mais la mobilisation d’hier ne portait pas uniquement sur cela ! C’est le principe même d’une « position commune » auquel nous sommes opposés. »

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Mardi 17 juin 2008
17 mai : Moment de vérité pour la CGT et la CFDT

La CGT et la CFDT, appuyées par Solidaires et la FSU, jouent leur va-tout ce mardi lors d'une journée de
manifestations contre les projets du gouvernement sur le temps de travail et les retraites.

Leurs dirigeants, Bernard Thibault et François Chérèque, espèrent que le mouvement dépassera celui du 22 mai, qui avait vu 700.000 personnes manifester à travers la France.
Mais la division syndicale risque de peser. FO, la CFTC, la CFE-CGC et l'Unsa boudent cette journée, reprochant à la CGT et à la CFDT d'avoir signé avec le patronat un texte ouvrant la porte à un aménagement des 35 heures.

Les premiers défilés de la matinée étaient en baisse par rapport au 22 mai.









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Lundi 16 juin 2008

Semaine sociale: 35 Heures, retraites et journée d'action CGT-CFDT au programme

Une journée d'action pour le temps de travail et les retraites, mardi, à l'initiative de la CGT et de la CFDT, constituera le temps fort de cette semaine sociale, également marquée par des mouvements sociaux dans plusieurs secteurs, transporteurs routiers et dockers notamment.

Les transports en commun devraient être faiblement touchés par les grèves de mardi, les organisateurs ne voulant notamment pas perturber les épreuves du baccalauréat.

La FSU et Solidaires (Sud) participeront aussi à ces manifestations contre la réforme des retraites -qui, selon les syndicats, accentuera la baisse des pensions constatée depuis des années- et pour la défense des 35 heures, menacées par un autre projet du gouvernement.

L'interprétation de la "position commune" CGT-CFDT-Medef-CGPME du 9 avril sur la représentativité syndicale, qui autorise les chefs d'entreprise à conclure "à titre expérimental" des accords augmentant les contingents annuels d'heures supplémentaires, est au coeur du conflit.

Le gouvernement a annoncé fin mai qu'il comptait "sortir définitivement du carcan des 35 heures", sans toucher à la durée légale du travail, en allant au-delà de cette "position commune".

Ce projet gouvernemental, qui doit être présenté au conseil des ministres mercredi, a mis en fureur Bernard Thibault (CGT) et François Chérèque (CFDT) pour lesquels le gouvernement réduit à néant le dialogue social.

Il est aussi rejeté par les autres syndicats qui craignent une déréglementation totale du temps de travail favorisant une forte hausse des heures supplémentaires, pas forcément majorées de 25%.

Cependant, FO, la CFTC -dont les deux leaders doivent se rencontrer lundi- la CFE-CGC et l'Unsa se sont désolidarisés de la journée d'action pour marquer leur désaccord avec le volet représentativité syndicale du projet, inspiré de la "position commune", qui fixe entre 8 et 10% la barre en matière d'audience à recueillir aux élections professionnelles.

Quant aux retraites, il s'agit de protester contre le projet de réforme du gouvernement prévoyant notamment l'allongement à 41 ans d'ici 2012 de la durée de cotisation pour avoir une pension à taux plein, alors que, soulignent les syndicats, nombre de salariés n'ont plus d'emploi lorsqu'ils partent à la retraite.

Lundi, les transporteurs routiers prévoient d'entraver la circulation -surtout entre 9 et 16 heures, là aussi pour ne pas gêner les candidats au bac- pour protester contre la hausse du prix du gazole. Chauffeurs de taxis et ambulanciers privés annoncent aussi des actions.

Mardi et mercredi, la fédération CGT des ports et docks (ultramajoritaire) appelle à bloquer les ports contre la privatisation des activités de manutention, examinée à l'Assemblée nationale. La grève perlée lancé par la CGT depuis la mi-avril affecte fortement certains ports comme Marseille, paralysé depuis jeudi.

Mercredi, quatre fédérations de la Défense (CGT, CFDT, FO et Unsa) appellent aussi à une journée de mobilisation, le lendemain de l'annonce par Nicolas Sarkozy des orientations sur la politique de défense et de sécurité pour les 15 prochaines années.

Le même jour, l'intersyndicale de l'audiovisuel public appelle à un arrêt de travail de 24 heures, une semaine avant la remise du rapport de la commission Copé sur la télévision publique sans publicité.

Enfin, toujours, mercredi, la Commission des comptes de la Sécurité sociale publie son estimation pour 2008. Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, craint "un nouveau plan d'économies de l'ordre de 500 millions d'euros" sur les dépenses de santé.

AFP



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