Les demandes du président du conseil général
A la suite de la confirmation de cas de fièvre catarrhale dans des élevages de l'Yonne, de l'Aube, de la Haute-Marne, et de la suspicion d'un cas en Côte-d'Or, Louis de Broissa, sénateur et président du conseil général de Côte-d'Or, a adressé une lettre à Michel Barnier, ministre de l'Agriculture.
Il rappelle que le conseil général intervient dans trois domaines d'actions sanitaires, à hauteur de : 180 000 € pour le coût des analyses versés au laboratoire départemental, afin d'atténuer les factures des éleveurs ; 130 000 € pour le fonctionnement annuel de la Fédération départementale de groupement de défense sanitaire (budget 2007-2008) ; 107 000 € pour l'aide directe aux éleveurs pour la réintroduction des animaux en cas de maladie (fièvre catarrhale.). (.)
Prise en charge :
Dans sa lettre, le président du conseil général souhaite que « le laboratoire départemental de la Côte-d'Or doit être homologué dans les délais les plus rapides pour la sérologie et la virologie de cette maladie ».
Il ajoute qu'il sera « très attentif », compte tenu de la qualité de département exportateur de brouteurs, « à ce qu'un protocole franco-italien et franco-espagnol puisse se concrétiser rapidement ».
Il poursuit, évoquant, l'inscription par Michel Barnier au conseil des ministres européens à Bruxelles du problème de la fièvre catarrhale ovine, qu'il attend « une prise en charge à la fois sanitaire et économique de ce qui peut être un cataclysme pour l'élevage côte-d'orien ».
Et de conclure : « Nous serons enfin attentifs à ce que la possibilité d'une vaccination contre cette maladie puisse être mise en place dans un délai aussi rapide que possible (.)
Nous mesurons bien que des conséquences économiques seront inévitables et que tant l'Etat que les collectivités locales auront à déployer des crédits spécifiques. »
"Le Bien Public"
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