Mise en place du « Référentiel de protection de l'enfance »


Dernièrement, le pôle interdirectionnel Solidarité et famille du conseil général de Côte-d'Or organisait une journée consacrée à la mise en place du « Référentiel de protection de l'enfance » visant à une harmonisation des pratiques dans la prise en compte des situations d'enfants en danger ou en risque de l'être. Rencontre avec Monique Bona-Chobert, chef de projet et responsable de l'agence Solidarité famille Dijon Fontaine-d'Ouche.

Le Bien public-les Dépêches : 
Quelle est la vocation de ce nouveau référentiel des pratiques professionnelles dans le champ de la protection de l'enfance ?

Monique Bona-Chobert : 
« C'est un outil parmi d'autres qui vise à optimiser la qualité du service médico-social rendu aux familles confrontées à des situations d'enfants en danger ou en risque de l'être. C'est un domaine pluridisciplinaire. Il s'agit donc de développer un cadre commun à tous les intervenants professionnels : assistantes sociales, éducateurs spécialisés, sages-femmes, TISF (technicien de l'intervention sociale et familiale), puéricultrices, médecins. Le but pour nous est de mieux coordonner les interventions, de rendre cohérent dans la continuité l'accompagnement social apporté aux familles. »

BP-LD : 
Dans la pratique, qu'est-ce qui va changer maintenant que les professionnels ont le document en leur possession ?

M. B.-C. : 
« Il faut savoir que le travail a été initié en 2003 au moment de la réorganisation du service médico-social du conseil général avec la mise en place de la territorialisation. C'est l'époque où le service social de l'enfance a été décentré sur le territoire (le département compte 24 accueils Solidarité et famille) de manière à ce que les professionnels des missions PMI (protection maternelle infantile), Développement social et insertion et Aide sociale à l'enfance travaillent ensemble. Depuis ce temps, les familles ont pu percevoir la complémentarité entre les différents corps de métier des intervenants, la proximité de ceux-ci (d'ailleurs, l'usager est partie prenante dans son accompagnement), la lisibilité sur le contenu des interventions. Le document, en fait, permet de formaliser ce qui se fait dans la pratique. C'est une base de travail, qui vise à terme de nous permettre de travailler davantage la prévention. »

BP-LD : 
Cette base de travail est donc vouée à évoluer.

M. B.-C. : 
« Certes, on va mettre en place un comité de suivi. Tous les trois mois, les responsables se rencontreront pour voir comment évolue la mise en œuvre de ce travail. Dans un an, nous ferons un bilan pour recenser les points à préciser.
Tout n'est pas figé. Nous travaillons sur de l'«humain ». Nous avons à faire face à des histoires complexes qui font appel à de la souffrance.
Chaque situation est différente. C'est aussi la raison pour laquelle cet outil est important dans la mesure où, face à des situations uniques, il apporte aux professionnels une position claire de l'institution sur les pratiques à suivre. »


"Le Bien Public"





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