Régimes spéciaux: Nicolas Sarkozy exclut de "céder" mais "il y a matière à négocier"

Nicolas Sarkozy a exclu vendredi de "céder" sur la réforme des régimes spéciaux tout en assurant qu'il y avait "matière à négocier".

"La stratégie du gouvernement, à la fois ferme sur l'objectif de la réforme des régimes spéciaux et ouverte -la main tendue pour dialoguer avec les électriciens, les gaziers, les cheminots, les agents de la RATP- cette stratégie reste la nôtre", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Lisbonne.

"Cette réforme, je m'y suis engagé, nous la ferons", a-t-il martelé. "Mais personne ne doit être humilié".

Nicolas Sarkozy s'est ainsi dit "très heureux de la prise de position d'un certain nombre d'organisations syndicales comme la FGAAC", la Fédération générale autonome des agents de conduite. La FGAAC a annoncé la levée de son préavis de grève reconductible à la SNCF après avoir "obtenu des assurances de la direction".

Le chef de l'Etat s'est aussi dit "heureux de l'initiative de Xavier Bertrand de rencontrer les organisations syndicales la semaine prochaine".

"J'ai toujours dit que nous avions des priorités sur lesquelles nous ne pouvions pas céder, mais qu'il y avait matière à négocier", a-t-il ajouté. "La fermeté, c'est aussi savoir écouter l'autre, ce que nous sommes en train de faire".

M. Sarkozy a ironisé sur l'absence de questions sur le sujet lors de la conférence de presse de clôture du sommet européen de Lisbonne. "Il y a 48 heures, c'était la grande affaire française", "un rendez-vous déterminant", a-t-il ironisé. "Cela doit donc vouloir dire que ça ne s'est pas si mal passé que ça". AP





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