Troisième jour de grève dans les transports publics
La grève des cheminots se poursuit vendredi, la base ne se contentant pas de l'annonce de négociations tripartites entre Etat, syndicats et entreprises.
Jeudi soir, le ministre du Travail Xavier Bertrand a demandé aux syndicats "d'appeler à la reprise du travail" dans les entreprises touchées par la grève, pour pouvoir entamer des négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Un peu plus tôt, sept syndicats de la SNCF (CGT, Sud-Rail, CFDT, CFTC, FO, Unsa, CFE-CGC) avaient demandé aux assemblées générales de cheminots prévues vendredi de "reconduire le mouvement de grève pour 24 heures" soit jusqu'à samedi.
"Le trafic sera très probablement encore perturbé pour le week-end", prévient la SNCF, qui assure que "les capacités des trains seront renforcées sur tous les trains de grandes lignes (TGV et Corail) mais le trafic ne sera pas revenu à la normale".
Un peu plus tôt, la CGT-RATP a annoncé, elle aussi, que la grève était reconduite pour vingt-quatre heures.
Jeudi, au second jour de grève, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a déclaré que les "lignes rouges" du gouvernement en ce qui concerne la réforme des régimes spéciaux de retraite n'avaient pas bougé.
Dans le même temps, le premier ministre, François Fillon, a appellé au lancement des négociations dans les entreprises concernées par les régimes spéciaux de retraite (SNCF, RATP, EDF-GDF...) pour mettre fin à la grève. "Chacun a fait un pas l'un vers l'autre et donc maintenant, il faut que la négociation commence", a-t-il dit jeudi, lors de la séance des questions d'actualité au Sénat.
Un peu plus tôt, la CGT-RATP a annoncé, elle aussi, que la grève était reconduite pour vingt-quatre heures.
Jeudi, au second jour de grève, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a déclaré que les "lignes rouges" du gouvernement en ce qui concerne la réforme des régimes spéciaux de retraite n'avaient pas bougé.
Dans le même temps, le premier ministre, François Fillon, a appellé au lancement des négociations dans les entreprises concernées par les régimes spéciaux de retraite (SNCF, RATP, EDF-GDF...) pour mettre fin à la grève. "Chacun a fait un pas l'un vers l'autre et donc maintenant, il faut que la négociation commence", a-t-il dit jeudi, lors de la séance des questions d'actualité au Sénat.
De leur côté, six fédérations syndicales de cheminots (CGT, Sud-Rail, CFDT, CFTC, FO, Unsa) demandent aussi au ministre du Travail la tenue "dès vendredi" d'une réunion tripartite syndicats-gouvernement-entreprise "pour fixer le cadre" des négociations.
Xavier Bertrand pose un ultimatum
Mercredi, en accord avec l’Elysée et Matignon, Xavier Bertrand a adressé une lettre aux syndicats pour fixer le cadre des négociations d’entreprises.
Cette démarche, explique le Premier ministre François Fillon, « a deux objectifs immédiats : (…) faire cesser une grève qui n'est pas utile, qui n'aboutira à des résultats pour qui que ce soit et qui gêne des millions de Français (…) ; et développer dans les entreprises la négociation, qui est désormais souhaitée par tous les
salariés ».
salariés ».
L’idée d’ouvrir des négociations tripartites, régime spécial par régime spécial, avait été avancée mardi soir par la CGT, qui a finalement abandonné l’idée d’une négociation globale.
Nicolas Sarkozy pense que le conflit devrait « s'arrêter le plus vite possible » car « les conditions sont réunies » pour « des négociations d'entreprises et de branches », selon son porte-parole.
Mercredi soir, Xavier Bertrand a dit accorder « un mois » aux syndicats et aux dirigeants des entreprises concernées pour négocier. Les « textes réglementaires » de la réforme des régimes de retraite spéciaux « seront publiés » au terme de ce délai, a annoncé le ministre.
Les Français divisés
De son côté, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a affirmé détenir les éléments pour « suspendre la grève à la SNCF », évoquant les « garanties » de Xavier Bertrand sur le contenu des négociations.
Le gouvernement accepte de négocier sur « les salaires, en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l'aménagement des fins de carrière », a déclaré François Fillon.
Mais trois principes restent non négociables pour l'exécutif : l'allongement progressif de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 d'ici à 2012, l'indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires, ainsi que le système de décote, qui prévoit que les agents partant avant 40 ans de cotisation voient leur pension amputée.
Selon un sondage IFOP à paraître samedi dans Le Figaro Magazine,
61 % des Français ne sont pas solidaires des grévistes « car ils défendent leurs propres intérêts » et 57 % souhaitent que le gouvernement tienne bon contre 42 %, qui veulent qu'il y renonce « pour apaiser le climat social ».
"France 24"
61 % des Français ne sont pas solidaires des grévistes « car ils défendent leurs propres intérêts » et 57 % souhaitent que le gouvernement tienne bon contre 42 %, qui veulent qu'il y renonce « pour apaiser le climat social ».
"France 24"
Publicité
/image%2F1178704%2F20180404%2Fob_6b8164_nouveau-logo-cd21.jpg)