Réforme des régimes spéciaux: la fin du conflit à l'horizon ?
Syndicats, directions et gouvernement ont entamé les négociations sur la réforme des régimes spéciaux, le 21 novembre, à la RATP puis à la SNCF. Seul Sud-RATP n’a pas assisté aux négociations. Deux conseillers techniques du ministre du Travail et un haut fonctionnaire dépendant du secrétariat d'Etat aux Transports étaient présents aux deux réunions.
"Il ne saurait y avoir ni vainqueur ni vaincu", a déclaré le chef de l'Etat devant l'Association des maires de France. Sur le fond, le président a expliqué que ce texte sur les régimes spéciaux ne constituait pas "une attaque contre les cheminots, les employés de la RATP, les électriciens ou les gaziers". Sur la forme, il a estimé que "l'esprit de négociation" devait désormais primer sur "l'esprit de confrontation".
Des avancées lors de ces réunions
Selon la CGT, la première réunion tripartite organisée hier à la RATP a débouché sur un accord préliminaire sur le calendrier et les thèmes de négociation autour de la réforme des régimes spéciaux de retraite. La prochaine table-ronde à la RATP est fixée à lundi 26 novembre.
Une réunion similaire a eu lieu à la SNCF, mais certaines assemblées générales ont reconduit le mouvement pour ce jeudi faute d'accord sur le fond, notamment à Nantes et en Normandie. Les centrales syndicales ont fait état d'ouvertures positives, mais s'en remettent toutefois à la base, plus radicale, pour décider d'une éventuelle reconduction de la grève lors des assemblées générales qui vont se tenir tout au long de la journée. Selon la direction de la SNCF, 42 des 44 assemblées générales auraient déjà voté la suspension du mouvement. Une table ronde à la SNCF a été fixée au jeudi 29 novembre, et la réunion "conclusive" programmée au mardi 18 décembre.
Xavier Bertrand s'est dit content que la "logique de négociation l'emporte" jeudi. "C'est la preuve qu'il y a davantage à gagner dans une négociation qu'à rester dans un conflit", a affirmé le ministre du Travail. François Fillon avait déjà appelé hier à la reprise du travail à la SNCF et à la RATP, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Pour les Français qui n'en peuvent plus de cette galère, il est plus que temps que ces grèves cessent", avait estimé le Premier ministre.
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