Fonctionnaires: six syndicats appellent à une grève le 24 janvier

Six syndicats de fonctionnaires sur huit ont appelé mardi à une grève le 24 janvier pour obtenir une revalorisation globale des salaires et protester contre "l'individualisation" proposée par le gouvernement, ont indiqué les syndicats.

Les fédérations (FSU, CGT, Unsa, Solidaires, FO, CFTC) "appellent sur leur plateforme commune à l'action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat", ont-elles indiqué dans un communiqué commun, à l'issue d'une réunion intersyndicale au siège de l'Unsa, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Lors d'une séance de négociations lundi entre le gouvernement et les syndicats, le gouvernement a proposé de mettre en place pour les fonctionnaires un dispositif de "garantie individuelle du pouvoir d'achat", provoquant une forte déception des syndicats, partisans d'une augmentation générale des traitements des quelque 5 millions de fonctionnaires français.

Pour les six syndicats, les propositions du ministre "ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond".

"Ces pseudo-négociations ne peuvent (..) nous convenir car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation collective des salaires dans la Fonction publique, pour les remplacer par une individualisation des rémunérations", ajoute le communiqué.

"On est dans une situation où pour pouvoir négocier convenablement, il faut créer un rapport de force", a estimé Gérard Aschieri (FSU), en expliquant que "le personnel n'aurait pas compris qu'on attende".

La situation est "ouverte" pour que les deux autres fédérations (CFE-CGC et CFDT) "nous rejoignent", a-t-il dit.

Pour Gérard Noguès (FO), "il faut une augmentation du point d'indice par rapport à l'inflation, soit 1,6% pour 2008, si possible au 1er janvier".

Jean-Marc Canon (CGT) a souligné de son côté que "la seule façon de faire bouger les choses, c'est de proposer une mobilisation forte aux personnels".

"Nous espérons que le gouvernement va enfin comprendre que le dialogue social, c'est ouvrir de véritables négociations et non faire semblant de dialoguer", a ajouté Jean-Michel Nathanson (Solidaires).

"Nos revendications sont restées lettre morte. Le gouvernement persiste à nous répondre à côté", a déploré Elisabeth David (Unsa), tandis que Bernard Sagez (CFTC) a estimé que le ministre "baladait" les syndicats.

Les six fédérations ont décidé de ne pas participer à une séance plénière mercredi sur les valeurs et missions de la Fonction publique organisée par le gouvernement, ni à la réunion vendredi sur le paiement des heures supplémentaires.

(avec AFP)




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