UNSA - Infos
 
Numéro 415 - 11 février 2008
 
 
 
 
Politique pour les banlieues :
de bonnes intentions mais pas de moyens
L’UNSA partage le constat d’échec de la politique de la ville dressé par le Président de la République lors de la présentation de sa nouvelle politique pour les banlieues.
En effet, malgré des efforts indéniables, la situation dans les quartiers qui cumulent toutes les difficultés est extrêmement grave. Pour l’UNSA, c’est bien la réalité du Pacte républicain, garant du « vivre ensemble », qui est remise en cause. La politique de la ville devrait être élevée au rang de grande cause nationale.
 
L’UNSA estime que les intentions affichées par le Président de la République vont, pour la plupart, dans le bon sens mais relève une absence criante de moyens. Les mesures préconisées ne sont pas financées hormis celle pour les transports à un niveau insuffisant.
L’éducation, l’emploi et la formation, les transports, la sécurité, la lutte contre les discriminations qui sont au cœur des problèmes des banlieues sont bien présents dans le discours présidentiel mais demandent à être précisés. En revanche, le logement et la santé ne sont pas abordés, et la solidarité financière qui est fondamentale, est renvoyée à plus tard. Or, il est essentiel de s’attaquer résolument aux inégalités entre territoires afin que les villes pauvres soient en mesure d’offrir à leurs habitants des services publics de qualité.
Pour l’UNSA, il est important que l’État garant de la cohésion sociale et territoriale ainsi que de la mixité sociale, assure l’égalité des chances et l’égalité de traitement.
Ainsi, il est juste de vouloir mobiliser, avant tout, l’ensemble des politiques publiques pour résoudre les problèmes des banlieues. L’effort de la politique de la ville doit venir enrichir les dispositifs de droit commun, et non pas réparer les insuffisances des politiques menées par les différents ministères. Dans cet esprit, il est indispensable, comme l’a affirmé le Président de la République, de pouvoir évaluer l’efficacité des actions conduites dans les banlieues.
 
L’UNSA tient à préciser qu’il faut prévenir plutôt que guérir, qu’il faut tout faire pour le succès de la première chance avant de penser à la seconde, qu’il faut parier sur la réussite de tous avant de compter sur la réussite individuelle.
L’UNSA tient également à souligner que ces bonnes intentions se heurtent à la réalité de la politique actuelle du gouvernement qui consiste à restreindre l’intervention de l’État et à supprimer massivement des emplois publics.
 
 
L’UNSA manifeste suite au décès d’un salarié chez Sécuritas
 
 
L’UNSA manifeste
Jeudi 14 février 2008 à 11h30
Devant le siège de Sécuritas France (à côté de l’Aquaboulevard)
2bis rue Louis Armand – 75015 PARIS (Métro Balard)
suite au décès d’un salarié chez Sécuritas
 
Cédric Leley, est décédé d’un accident de voiture sur son trajet domicile travail. Particulièrement consciencieux, Cédric était appelé à tout heure du jour et de la nuit à tout moment de l’année, sans bénéficier de compensations en termes de repos et de revenus. Rattaché à l’agence de Montigny, il travaillait dans des conditions très difficiles.
 
 
Le SRCTA UNSA défend l’audiovisuel public
 
 
Le SRCTA-UNSA appelle à la mobilisation des salariés de l’audiovisuel public, en participant à la manifestation prévue
Mercredi 13 février 2008 à 14 heures place de l’Alma
pour la défense et le développement d’une télévision de service public forte, indépendante et financée de manière pérenne. Le cortège se déplacera de la place de l’Alma au rond-point des Champs Élysées.
 
 
UNSA
Santé et Sociaux
 
 
Le protocole pour le paiement des jours de CET (Compte épargne temps) et des heures supplémentaires effectuées avant le 31 décembre 2007 a été soumis à la signature des organisations syndicales de la fonction publique hospitalière.
 
Après consultation de ses instances, l’UNSA Santé et Sociaux a décidé de signer le protocole.
 
 
 
 
Élection d’Éric Tourneboeuf au conseil d’administration de la SNCF
Lors des élections des représentants du personnel au de la SNCF (et filiales détenues à plus de 50%), l’UNSA, à travers sa fédération, l’UNSA Cheminots, progresse de 1, 78 point en obtenant 13,56 % des voix et un siège. Avec 42,07% (-2,65% par rapport au précédent scrutin de 2003), la CGT obtient 3 sièges ; Sud Rail (18,44%, soit +5,04%) et la CFDT (10,85%, en recul de 5,84%) obtiennent également un siège. FO a rassemblé 6,62% des suffrages, la CFTC 5,55% et la CFE-CGC 2,88%. La participation à ces élections s’est élevée à près de 60%, concernant 174.000 agents à la SNCF et dans les filiales consultées.
 
A l’occasion de l’élection des représentants des salariés au conseil d’administration de La Mutuelle Des Étudiants (LMDE), l’UNSA progresse très fortement dans le collège cadres en passant de 53 % à 72 % et maintient son score dans le collège employés et techniciens avec 68,60 %.
 
Lors du renouvellement des commissions administratives paritaires de près de 40.000 personnels techniques de l’enseignement supérieur (universités…), l’UNSA, à travers le SNPTES, obtient la majorité absolue des suffrages avec 50,1% des voix avec une progression de 2,5 points par rapport au dernier scrutin.
 
Bien que déboutés à deux reprises par le juge quant à leur représentativité, les militants d’UNSA TADAO (transports de l’agglomération Lensoise) ont poursuivi leur combat pour être reconnus. Ils remportent 11 sièges de DP sur 23, avec près de 50% des voix (103 sur 207). Au CE, l’UNSA obtient 66 voix sur 228 et deux sièges.
 
 
Campagne de notoriété UNSA :
tout le monde
sur le pont
 
 
Les diffusions de notoriété s’organisent dans toute la France.
Ainsi l’union départementale du Jura a diffusé le tract « Pouvoir d’achat » devant plusieurs entreprises du département ; l’union départementale de Seine-Saint-Denis nous signale avoir diffusé devant les entreprises, à proximité des gares... plus de 20. 000 tracts et calendriers UNSA ; la région Rhône-Alpes ainsi que l’union départementale du Rhône ont distribué, durant deux jours, les dépliants UNSA au « Mondial des Métiers », dont la fréquentation est estimée à 200 000 personnes.
 
Dès la semaine prochaine, commencent les diffusions avec le nouveau tract de notoriété : « Connaître ses droits pour mieux les défendre ».
Nous rendrons compte, dans le prochain UNSA Infos, des très nombreuses initiatives en préparation…
 
 
CESR :
 renouvellement
des instances
 
 
Les conseils économiques et sociaux régionaux (CESR) de l’hexagone, dans le cadre de leur nouvelle mandature, ont vu le renouvellement de leurs instances au mois de novembre dernier et dans plusieurs d’entre eux, des représentants de l’UNSA ont été élus membre ou vice-président de bureau.
En ce qui concerne l’Outre-mer, les CESR ne sont pas alignés sur le même calendrier et ils commencent à procéder au renouvellement de mi-mandature. Notre camarade Jean-Raymond Mondon a été ainsi réélu à la présidence du CESR de la Réunion à la quasi unanimité des membres de son conseil (46 voix pour et 2 blancs).
Par ailleurs, les CESR sont regroupés au sein de l’Association des conseils économiques et sociaux régionaux de France (ACESRF). Là aussi des élections au bureau ont eu lieu dernièrement et notre camarade Michel Crispin, président du CESR de la Martinique, a été élu vice-président.
Ces élections dénotent la confiance mise dans les représentants de l’UNSA au niveau territorial, mais aussi national. Au moment où certains se penchent sur la problématique de la représentativité, ils pourraient prendre également en considération ces éléments…
 
 
Formation professionnelle :
le processus de réforme est engagé
 
 
Annoncée comme chantier de l’année 2008, la réforme de la formation professionnelle est en route. Les travaux engagés par le Conseil d’Orientation de l’Emploi (COE) depuis le 9 janvier dernier, constituent la première étape d’un processus qui devrait trouver son aboutissement législatif à l’automne.
 
Pour la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, il convient dans un premier temps de « clarifier les objectifs et les priorités » qui doivent être au cœur du système de formation professionnelle ainsi que les « principes directeurs » à retenir pour conduire « une réforme efficace et ambitieuse ». Ce travail est confié au COE au sein duquel un groupe de travail ad hoc présidé par Pierre Ferracci, président du groupe Alpha, a été constitué. L’UNSA en est membre. Au rythme d’une réunion hebdomadaire, le groupe devra rendre ses conclusions avant la fin du mois d’avril.
 
D’autre part, un groupe de travail « quadripartite restreint » réunira les représentants des employeurs et des salariés, les Régions et les services de l’État. Toujours sous la présidence de Pierre Ferracci, le groupe devra formuler avant la fin avril « des préconisations sur les voies des réformes à conduire », compte tenu des responsabilités de chacun des acteurs. La formulation « organisations syndicales et professionnelles représentatives au niveau national et interprofessionnel » écarte l’UNSA de ce deuxième groupe de travail.
 
Troisième étage de la fusée, une « conférence quadripartite » présidée par la ministre Lagarde, inaugurera fin avril début mai « la phase opérationnelle » de la réforme, qui se traduira par une négociation nationale interprofessionnelle et au final un acte législatif.
 
Si certains ont souhaité écarter l’UNSA de la concertation sur la réforme, notons avec satisfaction qu’aujourd’hui c’est sur la base de nos revendications les plus anciennes, reprises par le rapport du Sénat, que se dessinent les contours de la réforme, à savoir : le compte individuel de formation, l’importance du territoire régional et une plus grande proximité d’action pour la formation des personnes les moins qualifiées, les demandeurs d’emplois et les salariés des petites entreprises.
 
 
États généraux de l’organisation de la santé (EGOS)
 
 
Vendredi 8 février s’est tenue à Paris la première étape des états généraux de l’organisation de la santé.
 
Ces états généraux ont vocation à nourrir la réflexion du gouvernement pour un meilleur accès aux soins, notamment dans les endroits sous dotés en médecins, principalement les zones rurales et certaines banlieues.
 
Lors de son audition par le groupe permanent de ces états généraux, l’UNSA avait indiqué qu’il convenait d’élaborer des schémas régionaux d’organisation sanitaire et sociaux (SROSS) ambulatoires permettant d’évaluer les besoins et de mettre en face les moyens nécessaires. Dans cet esprit, l’UNSA souhaitait que l’assurance maladie puisse conventionner les médecins là où c’était utile et ne pas le faire là où c’était moins utile.
Pour l’instant, les états généraux ne vont pas clairement dans cette direction, ce que nous regrettons.
 
La ministre de la Santé a annoncé devant les EGOS la création, dès 2008, de cent maisons de santé pluridisciplinaires. L’UNSA aurait souhaité un plan plus global plutôt qu’une annonce isolée de son contexte et sur laquelle aucune précision de financement n’est apportée.
 
 
Expression directe (5 minutes)
Dimanche 17 février 2008 vers 11h30 sur France 3
 
«Pour une réelle égalité homme/femme »
 
 
La conférence sur la protection sociale
 
 
Le Président de la République a réuni, le 6 février, les partenaires sociaux pour évoquer « les calendriers et les méthodes d’élaboration des réformes à venir » dans le domaine de la protection sociale.
 
Les thèmes de la dépendance, de la santé et de l’assurance maladie, des retraites et de la famille ont été évoqués.
Sur les retraites, un texte devrait être soumis au Parlement pour un vote avant fin juillet. De même, le texte concernant la santé et l’assurance maladie devrait arriver au Parlement à l’automne ; ce texte devrait aborder à la fois les problèmes d’accès aux soins et, en lien avec le PLFSS 2009, la question du financement de l’assurance maladie.
Concernant la famille, le Chef de l’État a annoncé la mise en place prochaine du Haut Conseil de la famille qui devrait consacrer ses premiers travaux à la mise en place « du droit opposable à la garde des enfants ».
Enfin, il a été évoqué la mise en place d’un cinquième risque concernant la dépendance des personnes âgées et handicapées.
 
Sur toutes ces questions, l’UNSA entend bien être partie prenante des concertations engagées.
 
 
Grenelle de l’insertion
 
 
Ouvert les 23 et 24 novembre 2007 à Grenoble, le processus de discussion et de négociation du Grenelle doit durer 6 mois. Vendredi 8 février se tenait à Nice une des rencontres décentralisées du Grenelle de l’Insertion.
 
Ces rencontres en région permettent de mettre en valeur les initiatives locales en matière d’insertion. Les différentes propositions qui résultent de ces échanges ont vocation à alimenter la réflexion des groupes de travail. La thématique retenue était « insertion et illettrisme ». Lire, écrire, comprendre un texte ne sont pas des acquis pour tous. La France compte aujourd’hui plus de 3 millions d’illettrés, dont 57% sont dans l’emploi. Phénomène commun qui touche tous les pays industrialisés. Il est important de repenser l’accompagnement des personnes les plus vulnérables face aux mutations sociales et technologiques. Priver des individus d’un socle fonctionnel, c’est toucher à un des fondamentaux de notre pacte républicain. La langue, orale et écrite, est indissociable de la pensée. Il est donc urgent d’agir sur la prévention. Aussi, la lutte contre l’illettrisme passe par le territoire, dans le cadre de plan d’action régional de lutte contre l’illettrisme, qui fait l’objet d’accord de partenariat avec l’État. Les EDEC (engagement de développer les emplois el les compétences), permettent à L’État de contractualiser avec les branches professionnelles afin de prévenir les risques d’inadaptation à l’emploi. Certains OPCA, comme Uniformation, développent une politique de lutte et de prévention de l’illettrisme, en dégageant un fonds d’intervention dédié à la formation des savoirs de base.
Toutes les actions et initiatives mises en place par les différents acteurs associatifs, institutionnels sont à diffuser .Pour autant, c’est dans l’entreprise et au plus prés du salarié qu’il subsiste des difficultés pour informer sur les dispositifs existants. Plusieurs propositions ont été faites quant à la formation des encadrants et des délégués syndicaux .En effet, détecter les problèmes d’illettrisme chez un collègue n’est pas aisé, d’autant plus que la personne utilisera de fins stratèges pour cacher son handicap. Engager des coopérations entres acteurs, décideurs, inclure dans chaque politique de droit commun, la lutte contre l’illettrisme est par conséquent un défi urgent à relever.
 
 
L’UNSA organise un colloque le 10 avril 2008
Violences faites aux femmes sur le lieu de travail

Ce colloque dressera dans la matinée un état des lieux avec des responsables d’associations et des témoins et élaborera des pistes de réponses l’après midi avec des professionnels (inspectrice du travail ; médecin du travail ; conseillère prud’homale).
 
Inscriptions obligatoires : christine.dupuis@unsa.org
 
Renseignements : 01 48 18 88 72
 
 
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