La CFDT a décidé mercredi de signer l'accord syndicats-patronat sur la représentativité syndicale
Le bureau national de la CFDT s'est prononcé à la quasi-unanimité pour cet accord.
La CFDT était la dernière des huit organisations à avoir participé à la négociation à se prononcer sur le texte dont le gouvernement va se servir pour une réforme. La CGT, le Medef et la CGPME l'ont approuvé, FO, la CFTC, la CFE-CGC et l'UPA l'ont rejeté.
Le texte prévoit notamment qu'un syndicat, pour être reconnu représentatif des salariés, doit rassembler au moins 10% des voix aux élections professionnelles dans les entreprises, et dans quelques années au moins 8% au plan national et dans les branches.
Les petits syndicats l'ont refusé, craignant pour leur survie, tandis que les plus importants l'approuvent.
La CFTC (6,1% aux élections aux comités d'entreprise en 2004), a rejeté à l'unanimité le texte. Son président, Jacques Voisin, a critiqué un texte "syndicaticide", fruit d'une "alliance entre le Medef, la CGT et la CFDT", qui scelle "un Yalta du syndicalisme qui aboutira sur une bipolarisation syndicale, avec la CGT et la CFDT".
Le comité directeur de la CFE-CGC (6,1% également), a également rejeté le texte et envisage un rapprochement avec l'Unsa, organisation actuellement non reconnue représentative.
La "position commune" adoptée par une partie du patronat et des syndicats prévoit que les accords sociaux soient désormais validés par des syndicats qui représentent au moins 30% des salariés concernés.
Il n'y a pas eu de réforme depuis un arrêté de 1966, qui a reconnu représentatives cinq grandes confédérations: la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC.
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