1er mai : ce n'est qu'un début
Mobilisation hier à Dijon pour le traditionnel défilé du 1er mai. « Une réussite » selon les organisateurs alors que d'autres manifestations sont attendues au cours du mois.
A l'appel de la CGT, de l'UNSA, de la FSU et de Solidaires, plus de 2 000 personnes selon les syndicats, 1 500 d'après la police, ont défilé hier en fin de matinée pour la traditionnelle manifestation du 1er mai. Au départ de la place Wilson, le défilé est passé notamment par la rue Pasteur, la rue Michelet, la rue de la Liberté ou encore la place du Théâtre. Une « mobilisation réussie » pour les organisations syndicales alors que se profilent d'autres manifestations dans les semaines qui viennent.
« Tour de chauffe »
« Aujourd'hui (ndlr : hier) c'est un tour de chauffe par rapport aux prochains rendez-vous, notamment autour des questions des moyens pour le service public et l'école, le 15 mai, mais aussi la journée d'action interprofessionnel du 22, à l'appel des syndicats », explique Philippe Texier, secrétaire général départemental de la CGT.
« Mais cette manifestation du 1er mai ponctue et met en cohérence également toute une série d'actions de ces derniers mois comme celle concernant le pouvoir d'achat... »
Même son de cloche de la part de la CFDT, également présente : « Les salariés sont déçus. Les promesses de la campagne présidentielle ne sont pas tenues, bien évidemment », souligne Joël Jallet, secrétaire général départemental.
« Le pouvoir d'achat, l'emploi... sont toujours des problèmes. Il faut continuer à se battre pour la sécurisation des parcours professionnels. Sans oublier qu'il y aura le combat pour les retraites sur lequel les organisations doivent se retrouver pour une manifestation unitaire le 22 mai. Nous y ferons entendre nos revendications, notamment pour refuser le passage à 41 ans dans ces conditions. »
Les étudiants revendiquent
Autres manifestants battant le pavé : les étudiants de l'UNEF. « Le service public de l'enseignement supérieur est largement attaqué depuis un an notamment avec l'autonomie des universités », précise Delphine Helle, secrétaire générale de l'UNEF.
« Sans oublier nos autres revendications : que les étudiants aient un vrai statut social, une vraie allocation d'autonomie ou encore que les années d'études soient prises en compte dans le calcul du nombre d'annuités pour la retraite. »
Les étudiants et lycéens sont attendus mardi prochain pour une nouvelle manifestation à Dijon contre la suppression de postes dans l'Education nationale.
Concernant la mobilisation d'hier, à noter que des élus du PCF et du PS (dont François Rebsamen, le maire de la ville) avaient fait également le déplacement.
Malgré un printemps maussade, mai pourrait s'annoncer « chaud »...
Le Bien Public
Manifestation du 1er mai dans les rues dijonnaises
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