A Lyon, la CGC et l’Unsa font un pas de plus vers la fusionÇa ne date pas d’hier et ça se confirme aujourd’hui : le renouveau syndical passe par Lyon. La Confédération générale des cadres (CFE-CGC) et l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) se réunissent toute la journée au conseil régional de Charbonnières pour une « étape importante » avant leur fusion, prévue au plus tard fin 2009.
Le président de la CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, et le secrétaire général de l’Unsa, Alain Olive, seront présents parmi une quarantaine de permanents des deux organisations issus de la région Rhône-Alpes. « C’est la première réunion de ce type entre nos structures et elle pourrait essaimer dans d’autres régions françaises », indique Alain Desvignes, président régional de la CFE-CGC, à l’origine de cette initiative.
L’objectif sera d’échanger sur les fonctionnements respectifs des deux syndicats et d’esquisser les contours d’une « probable direction transitoire en binôme », selon les termes de Bernard Van Craeynest (CFE-CGC). « Ce regroupement est un événement, insiste-t-il : on n’en avait plus connu en France depuis 1895! »
Alain Olive, secrétaire général de l’Unsa, dit la même chose : « Alors que les syndicats français sont les champions de la scission, on met en place des outils pour se rapprocher et créer un pôle syndical réformiste et laïc. Le défi est clair : faire en sorte d’améliorer le taux de syndicalisation, qui est dramatiquement bas en France. Il existe de véritables déserts syndicaux dans les entreprises de moins de 200 salariés. »
Et tant pis si le rapprochement avec la CFE-CGC provoque de sérieux remous internes, avec le départ annoncé vers Force ouvrière de certains membres de l’Unsa-police, hostiles à Alliance et Synergie (affiliés à la CGC) : « Ça ne nous arrêtera absolument pas ! proclame Alain Olive. S’ils pensent qu’ils seront mieux chauffés chez FO, qu’ils y aillent. Le syndicalisme français ne se détermine pas par rapport au syndicalisme policier! »
« C’est bien volontiers que nous laissons les plus politisés rejoindre FO, enchaîne Bernard Van Craeynest. Nous voulons développer un syndicat de proximité et de service, indépendant de tout parti politique. » Les deux responsables présentent leur fusion comme une « nécessité » alors que la loi vient de définir des seuils de représentativité syndicale aux élections professionnelles.
Des listes communes CFE-CGC/Unsa seront d’ailleurs constituées pour le scrutin de janvier chez France Telecom.
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