Les députés veulent supprimer la prime transport

Surprise hier soir à l'Assemblée : la commission des Affaires sociales a adopté un amendement qui supprime purement et simplement la prime transport. Ce qui risque de faire grincer des dents à Matignon. Cette mesure, qui fait partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, est en effet vigoureusement défendue par le gouvernement. Le Premier ministre, François Fillon, était lui-même monté au créneau au printemps pour défendre ce dispositif d'aide aux trajets domicile-travail.

Celui-ci comprend deux volets. D'une part, une extension à tout le pays d'une mesure déjà en vigueur en Ile-de-France : la prise en charge par les employeurs de 50 % des titres de transports en commun. D'autre part, la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel en l'absence de transports collectifs, dans la limite de 200 euros par an.

Le coût total de la prime transport pour les finances publiques est évalué par le gouvernement à 140 millions d'euros en exonérations de charges et en dépenses supplémentaires pour l'Etat employeur.

L'amendement qui propose la suppression de cette mesure a été présenté par Pierre Méhaignerie, le président UMP de la commission des Affaires sociales, et Yves Bur, rapporteur UMP du projet de budget de la Sécurité sociale. « Le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé », expliquent les deux députés. Cette mesure doit encore faire l'objet d'un vote en séance publique à l'Assemblée la semaine prochaine.

 

François Fillon veut maintenir la prime transports

François Fillon a voulu mercredi calmer l'indignation provoquée par la suppression, en commission des Finances de l'Assemblée, de la prime transport dans le projet de budget 2009 de la Sécu, réaffirmant sa volonté de mettre en place cette aide aux salariés.

Après plusieurs vives réactions syndicales dénonçant une "provocation" et un "mépris", le chef du gouvernement a affirmé devant les parlementaires de sa majorité qu'il entendait tenir l'"engagement" pris en juin au plus fort de l'augmentation du prix de l'essence.


 





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