Les huit confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaire) qui ont signé une plate-forme de revendications communes, se retrouvent ce lundi, pour décider quelle suite donner à la grande manifestation réussie du 29 janvier dernier. Bernard Thibault, le numéro un de la CGT, veut organiser une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle. Probablement après le 18 février, date à laquelle syndicats et patronnat ont rendez-vous à l'Elysée, avec Nicolas Sarkozy, car rien n'indique que les syndicats en sortiront avec des réponses satisfaisantes.
C'est une semaine chargée qui s'annonce pour les leaders syndicaux qui doivent rencontrer pas moins de quatre ministres dont la ministre de l'Economie, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, le ministre du Travail et le Haut-commissaire à la Jeunesse. Les syndicats s'étaient dits déçus de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi dernier. Le président n'a pas évoqué les questions du pouvoir d'achat et des salaires, or c'est le point crucial, des mesures urgentes s'imposent.
Par ailleurs, les organisations syndicales affirment leur désaccord avec le président de la République qui veut continuer coûte que coûte ses réformes.
Au rendez-vous du 18 février les syndicats comptent bien venir pour partager leurs idées, et pas seulement pour discuter des propositions du gouvernement. Ils demandent le contrôle des aides publiques aux entreprises, et souhaitent la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires.
Alors que dans un sondage à paraître ce lundi le chef de l'Etat perd 10 points pour ce qui concerne sa manière de gérer la crise, les revendications pour le pouvoir d'achat arrivent finalement, peut-être, au bon moment.
/image%2F1178704%2F20180404%2Fob_6b8164_nouveau-logo-cd21.jpg)