La mobilisation pour la journée d'action unitaire du 1er mai s'annonce historique avec 277 manifestations programmées dans toute la France.
Bernard Thibault a demandé au gouvernement d'entendre les revendications des syndicats face aux effets de la crise, car il s'exposerait à des mouvements plus violents dans le cas contraire.
"J'ai recensé aujourd'hui 277 manifestations ou rassemblements programmés, organisés pour le 1er mai, c'est un chiffre jamais atteint depuis très longtemps", a-t-il dit sur France 2.
"Si nous ne sommes pas entendus dans le cadre normal des créneaux démocratiques qui sont à notre disposition, il ne faudra pas s'étonner que cette colère s'exprime par d'autres canaux et différemment", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de la CFDT, également invité sur France 2, a adressé le même message. "On a prévenu depuis le début que si on ne nous écoutait pas, ce sentiment de colère se manifesterait avec des risques de radicalisme, on le voit aujourd'hui", a dit François Chérèque.
Plusieurs conflits sociaux ont dégénéré en France ces dernières semaines, avec la séquestration de dirigeants de Caterpillar, 3M ou Sony ou le saccage mardi de la sous-préfecture de Compiègne par des salariés de Continental dont l'usine est menacée de fermeture.
En l'absence de réponse du gouvernement, "nous pensons qu'il faudrait que l'ensemble des syndicats appellent clairement à une grève de 24 heures sur tout le pays", a dit le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, également présent sur France 2.
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