Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, annonce une revalorisation de 0,8% de la valeur du point d'indice dans la grille salariale des fonctionnaires en 2009, comme en 2008.
Le point d'indice augmentera de 0,5% au 1er juillet et cette hausse sera reconduite chaque année à la même date sur la période 2009-2011.
Par ailleurs, une hausse complémentaire de 0,3% est prévue au 1er octobre, avant de revenir à une revalorisation de 0,5% en 2010, a-t-il dit aux syndicats de la Fonction publique réunis à Bercy.
"Une hausse de 0,5% de la valeur du point de la fonction publique représente une dépense de 415 millions d'euros pour l'Etat ainsi qu'une dépense de l'ordre de 260 millions d'euros pour la fonction publique territoriale et de 155 millions d'euros pour la fonction publique hospitalière en 2008", précise Bercy.
Au final, la rémunération moyenne des fonctionnaires, en tenant compte des primes et des promotions, augmentera de 3% en 2009, soit plus que l'inflation, s'est félicité Eric Woerth.
"C'est une augmentation dont la Fonction publique peut se satisfaire et se réjouir. D'autres secteurs, plus touchés par la crise, ont une progression moindre du pouvoir d'achat, notamment dans les petites et moyennes entreprises", a-t-il déclaré devant la presse.
Eric Woerth a rappelé que, par cette réévaluation, le gouvernement respectait ses engagements en ne liant pas la valeur du point d'indice à l'inflation, qui devrait être de l'ordre de 0,4%.
Pour le syndicat UNSA, il n'y a "rien de nouveau sous le soleil".
"Il ne s'agit que du maintien des mesures proposées l'année dernière. C'est décevant pour nous car les fonctionnaires subissent la crise de plein fouet," dit-il. "C'est vrai que cela aurait été un encouragement pour beaucoup de fonctionnaires d'avoir une augmentation d'un point d'indice supplémentaire."
Pour la FSU, "le ministre a prétendu mettre en opposition les salariés du public, protégés et mieux rémunérés, à ceux du privé, victimes de la crise".
"Cette opposition oublie les besoins de services publics efficaces et ignore la précarité et les bas salaires de la fonction publique", ajoute le syndicat.
Les organisations syndicales se sont également exprimées sur la disparition du secrétariat d'Etat à la fonction publique dans le nouveau gouvernement de François Fillon formé mardi.
"Il s'agit d'une dérive importante et l'absence dans le gouvernement d'un ministre ou d'un secrétaire d'Etat dédié est lourd de sens", a estimé la CGT. "On ne voit plus la fonction publique que sous un oeil comptable."
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