Hôpitaux et cliniques : Le grand remaniement
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L'agglomération dijonnaise se prépare au chambardement de son paysage hospitalier. Des chantiers d'importance (CHU) ont déjà démarré, d'autres (pôle de cliniques privés) sont en gestation. Une redistribution des cartes à laquelle s'invitent aussi la clinique Joly de Talant et le centre Drevon.
Le poker est à la mode. Ca tombe bien puisque le paysage hospitalier de l'agglomération dijonnaise prend de plus en plus les allures d'un tapis vert. et que tout porte à croire qu'on est à l'aube d'une vaste redistribution des cartes. Voilà plusieurs mois déjà que, du moins dans le secteur public, il se passe quelque chose. Le CHU du Bocage est la pièce centrale d'une refonte qui se décline sous de nombreuses facettes. On peut citer le regroupement des activités de cancérologie du CHU et du centre G.-F. Leclerc, qui conduit à un projet médical unique et une mutualisation des moyens, tout en respectant les caractères des deux établissements.
Même si cela est moins visible, les systèmes d'information du CHU subissent aussi leur révolution avec le développement des dossiers médicaux informatisés et la traçabilité accrue des médicaments prescrits. Une bonne partie du chemin a déjà été accomplie dans cette dématérialisation des actes.
Autre aspect de ce vaste mouvement de renouvellement : la construction d'un plateau technique de biologie commun au CHU, au centre Leclerc et à l'Etablissement français du sang (EFS). Naturellement, la construction de Bocage central, avec le transfert des urgences de l'ancien hôpital général est sans doute la traduction la plus spectaculaire des mutations en cours.
Rationalisation avant tout
Il faut par ailleurs évoquer la mise en place d'un service de stérilisation commun aux différents services de médecine obstétrique, qui permettra de substantielles économies en matière logistique, avec, comme le remarquait l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH), la possibilité de redéployer des moyens vers les soins, tout en garantissant un niveau de qualité irréprochable.
Si l'on quitte le secteur public, l'actualité n'est pas moins dense, sans pour autant être entrée dans une phase de chantier active.
C'est au début de l'année 2005 que la Générale de Santé a lancé l'étude d'un projet de grande envergure : regrouper sur un même site la clinique Sainte-Marthe de Dijon, la clinique de Chenôve et celle de Fontaine-lès-Dijon. Avec une capacité comprise entre 300 et 400 lits, la nouvelle structure, prévue pour 2009, représenterait un investissement d'au moins 50 millions d'euros. On peut, là aussi, parler au sens propre d'un bouleversement du paysage dijonnais dans la mesure où ce regroupement va libérer 13 000 m2 en centre-ville (Sainte-Marthe) et 9 000 m2 à Chenôve. Pour Fontaine, la situation est plus compliquée puisque le terrain sur lequel se trouve la clinique fait l'objet d'un bail qui court jusqu'en. 2043. Les bâtiments pourraient donc être conservés par la Générale de Santé, mais avec une autre vocation.
C'est dans ce contexte pour le moins mouvant que se profile un autre rapprochement entre la clinique Bénigne-Joly de Talant et le centre de la fondation Drevon, à Dijon (voir ci-dessous). S'il se concrétise, l'agglomération dijonnaise disposera d'une offre hospitalière complète, mais surtout très rationalisée.
Berty ROBERT - "Le Bien Public"
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