Emploi des seniors : La France en retard
La France, qui a lancé mi-2006 un vaste plan pour améliorer le taux d'emploi des seniors, a encore du chemin à faire pour combler son retard sur d'autres pays européens en la matière, ont estimé hier différents experts réunis pour un colloque sur « Age et Travail ».
« Il y a urgence à changer de cap pour les politiques sociales concernant les seniors notamment à l'approche de l'échéance de 2008 pour les retraites. C'est possible comme l'a montré l'expérience de nombreux pays d'Europe qui étaient dans une situation comparable à la France à la fin des années 1980 », a jugé Jean-Olivier Hairault, professeur à Paris I. Mais « le plan senior n'est pas à la hauteur de l'enjeu », selon cet universitaire, qui plaide pour un âge de la retraite plus tardif.
La France a besoin d'«une révolution culturelle pour rompre avec la culture d'inactivité des salariés âgés par la sortie anticipée du marché du travail » mais « un tel effort ne s'improvise pas », a souligné Anne-Marie Guillemard, professeur à Paris 5.
Le taux d'emploi des 55-64 ans était de 37,8 % en 2005 en France contre 42,5 % pour la moyenne de l'UE. En 2010, l'objectif de l'UE est de parvenir à 50 %. La Finlande, qui avait une culture similaire et un taux d'emploi des seniors plus faible que la France en 1995, a renversé la situation en montrant que « les seniors sont un avantage compétitif, pas seulement un coût » et en abandonnant les mesures d'âge pour une « gestion de la diversité des âges » a indiqué Anne-Marie Guillemard. « Avec son plan actuel, la France est encore à mi-chemin. Ainsi, elle insiste d'abord sur les mesures curatives alors qu'elle devrait donner la priorité aux actions préventives ».
Le plan pour l'emploi des seniors lancé par le gouvernement français « s'inscrit dans la lignée des bonnes pratiques expérimentées dans les pays de l'OCDE » mais « arrive bien tardivement contrairement à bon nombre d'autres pays », a observé Anne Sonnet (OCDE). L'OCDE considère qu'il existe encore des marges de manœuvres pour augmenter le taux d'emploi des seniors en France notamment « vérifier qu'il existe un réel intérêt financier à travailler plus longtemps, changer les pratiques des employeurs et renforcer l'employabilité des seniors ».
"Le Bien Public"
« Il y a urgence à changer de cap pour les politiques sociales concernant les seniors notamment à l'approche de l'échéance de 2008 pour les retraites. C'est possible comme l'a montré l'expérience de nombreux pays d'Europe qui étaient dans une situation comparable à la France à la fin des années 1980 », a jugé Jean-Olivier Hairault, professeur à Paris I. Mais « le plan senior n'est pas à la hauteur de l'enjeu », selon cet universitaire, qui plaide pour un âge de la retraite plus tardif.
La France a besoin d'«une révolution culturelle pour rompre avec la culture d'inactivité des salariés âgés par la sortie anticipée du marché du travail » mais « un tel effort ne s'improvise pas », a souligné Anne-Marie Guillemard, professeur à Paris 5.
Le taux d'emploi des 55-64 ans était de 37,8 % en 2005 en France contre 42,5 % pour la moyenne de l'UE. En 2010, l'objectif de l'UE est de parvenir à 50 %. La Finlande, qui avait une culture similaire et un taux d'emploi des seniors plus faible que la France en 1995, a renversé la situation en montrant que « les seniors sont un avantage compétitif, pas seulement un coût » et en abandonnant les mesures d'âge pour une « gestion de la diversité des âges » a indiqué Anne-Marie Guillemard. « Avec son plan actuel, la France est encore à mi-chemin. Ainsi, elle insiste d'abord sur les mesures curatives alors qu'elle devrait donner la priorité aux actions préventives ».
Le plan pour l'emploi des seniors lancé par le gouvernement français « s'inscrit dans la lignée des bonnes pratiques expérimentées dans les pays de l'OCDE » mais « arrive bien tardivement contrairement à bon nombre d'autres pays », a observé Anne Sonnet (OCDE). L'OCDE considère qu'il existe encore des marges de manœuvres pour augmenter le taux d'emploi des seniors en France notamment « vérifier qu'il existe un réel intérêt financier à travailler plus longtemps, changer les pratiques des employeurs et renforcer l'employabilité des seniors ».
"Le Bien Public"
Publicité
/image%2F1178704%2F20180404%2Fob_6b8164_nouveau-logo-cd21.jpg)