Logo
UNSA-INFOS
N° 378
Union Nationale des Syndicats Autonomes
21 rue Jules Ferry
93177 Bagnolet cedex (France)
 
20 mars 2007


 
   

Rencontre UNSA – Marie-George Buffet :
une écoute attentive

Une délégation de l’UNSA conduite par son secrétaire général, Alain Olive, a rencontré Marie-George Buffet le vendredi 16 mars.
Plusieurs sujets principaux ont été abordés durant cette rencontre : démocratie sociale, précarisation du travail, Europe, retraites.
Sur la démocratie sociale, nous avons souligné notre volonté de réformer le système de la représentativité en le basant sur l’élection.
Marie-George Buffet nous a indiqué son accord avec le texte approuvé par le Conseil économique et social et sa volonté de voir prévaloir l’accord majoritaire en voix pour la validation des négociations contractuelles.
A propos de la précarisation du travail, nous avons rappelé l’attachement de l’UNSA au contrat de travail à durée indéterminée qui doit rester la règle.
Pour la candidate, une des réponses essentielles à cette préoccupation réside dans une négociation sur la sécurisation des parcours professionnels rejoignant en cela nos propositions.
Nous avons insisté sur le fait que l’insécurité professionnelle ne peut pas être utilisée comme un facteur de compétitivité.
Pour l’UNSA, l’Europe est le niveau pertinent de régulation de la mondialisation.
Concernant les retraites, Marie-George Buffet nous a rejoint pour considérer que le taux de remplacement était l’enjeu essentiel pour l’avenir de nos retraites.
En résumé, lors de cette rencontre qui succédait à celles avec Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, la candidate a témoigné d’une écoute attentive à nos propositions.

Prochaine rencontre le 3 avril avec François Bayrou.

Solidarité
avec les militants UNSA PCA Aulnay
en grève

L’arrivée du nouveau PDG du Groupe PSA Peugeot-Citroën annonçant les réductions des coûts et des économies drastiques ainsi que la réduction des frais d’effectifs, la signature d’un accord salarial a minima ont eu une réponse immédiate de la part des salariés du site de PCA Aulnay. Une grève intersyndicale dont l’UNSA est partie prenante est menée activement depuis quinze jours. Un comité de grève est en place. Une délégation a déjà été reçue par la direction du site ainsi qu’au Siège de Grande Armée à Paris où notre équipe a pu exprimer ses revendications. Un effet boule de neige s’est déjà fait ressentir dans les sites de Poissy, Mulhouse et Sochaux. Pour autant la lutte ne s’arrêtera pas tant que nos collègues n’auront pas obtenu gain de cause.

Aussi, pour soutenir leur action et compenser une perte de salaire qui se fera cruellement sentir, nous faisons un appel à solidarité auprès de tous afin que nous puissions mener à terme ce combat qui fera de l’UNSA une organisation qui compte au sein de PSA et qui obligera la direction de ce groupe à nous reconnaître comme un partenaire obligatoire et incontournable.

Vous pouvez adresser votre participation libellée à l’ordre de l’UNSA-ASMAC à :

Marie-Claire Loquet – Syndicat UNSA ASMAC

21 rue Jules Ferry

93177 Bagnolet cedex

qui se chargera de l’indemnisation et du soutien direct à ce mouvement.

D’avance merci !

Grande victoire
de l’UNSA
aux élections
du groupe SFR

Les élections professionnelles du 13 Mars 2007 ont donné une large victoire à l’UNSA après des mois d’un contexte social et d’une campagne électorale difficile. Ce résultat est d’autant plus méritoire qu’il intervient après seulement 3 ans de présence de l’UNSA dans le Groupe SFR qui compte 8 200 salariés.

Résultats : l’UNSA SFR est passée de 13,56% en 2004 à 40,43% en 2007 et devient la seconde organisation syndicale du groupe SFR, talonnant de près la CFDT qui est à 43,62%.

L’UNSA devient la première organisation syndicale dans les centres d’appels, en étant majoritaire sur l’ensemble des comités d’établissements et même la totalité des sièges non-cadres sur le CE de Lyon.

Ces résultats indiquent clairement le soutien que le personnel de l’entreprise apporte aux positions de courage et de responsabilité de l’UNSA SFR.

Ils sont également le fruit du travail de communication des représentants UNSA dans des journaux syndicaux d’entreprise dans lesquels les salariés ont trouvé l’information qui leur faisait défaut du côté de la direction.

Pour les 11 CE du groupe SFR : CFDT 43,62% ; UNSA 40,43% ; CFE-CGC 25,53% ; CGT 21,28% ; CFTC 9,57% ; FO 8,51%, SUD 4,26%

Autres résultats d’élections professionnelles

Lors des élections DP et CE au sein de l’Association Familiale d’Aide à Domicile Ile de France implantée à Paris, l’UNSA a remporté près de 90 des 126 suffrages exprimés et quatre des cinq sièges de chacune des instances.

Lors des élections DP et CE au sein des Transports Urbains de Limoges (87), l’UNSA remporte 1 siège en collège « ouvrier » du CE et deux sièges dans le collège « ouvriers » en DP.

Lors de l’élection du CE de la Direction France Télécom de l’Ile de La Réunion, l’UNSA emporte un siège avec 85 des 712 suffrages exprimés. En DP, l’UNSA obtient deux sièges.

Déclaration de l’UNSA lors de la manifestation Airbus du 16 mars 2007

L’UNSA ne peut accepter une politique industrielle menée au détriment des salariés et des territoires. La mode est à l’externalisation et à la délocalisation afin de dégager des profits immédiats pour des actionnaires toujours plus exigeants, toujours plus parasites. Il faut qu’ils se nourrissent sur la bête tant que celle vit encore, mais après qu’en sera-t-il des salariés et des bassins d’emplois ? Nous avons des exemples : Airbus, Alcatel, Acker sans compter DCN qui prend le même chemin.

Ce n’est pas une fatalité, l’UNSA réclame un vrai débat pour une autre politique industrielle européenne et française avec en préalable le retrait du plan Power 8 pour Airbus, le retrait du plan de restructuration d’Alcatel, l’arrêt de l’opération convergence à DCN ou de l’opération financière douteuse de Acker.

L’UNSA réclame des mesures pour protéger les salariés des entreprises sous-traitantes premières victimes des restructurations. Réclamons ce que le gouvernement a déjà refusé, c'est-à-dire la prise en compte des salariés des entreprises sous-traitantes dans le cadre des plans sociaux.

Ceux qui gèrent les deniers des actionnaires : les directions générales ont un raisonnement à courte vue. Les Etats européens, s’ils ne souhaitent pas s’engager plus avant dans une véritable politique industrielle soucieuse des emplois et des compétences, ont un raisonnement de même nature. L’argent qui ne sera pas investi pour sauvegarder l’emploi sur les territoires sera vite englouti dans des mesures sociales en tous genres (chômage, plans sociaux, reconversions, ...). Les bassins d’emploi seront gravement touchés, parfois irrémédiablement, les exemples de la sidérurgie ou de la navale civile devraient pourtant inciter à la réflexion.

Moins de salariés, moins d’activité sur les territoires est aussi synonyme de moins de rentrées fiscales (TVA, Taxe professionnelle, absence de salaires,...), et de moins de budget pour les collectivités.

La problématique de la politique industrielle n’est pas seulement celle des salariés ou des sous traitants d’Airbus, d’Alcatel, d’Acker de DCN, c’est le problème de tous, salariés du public et du privé. C’est pour cela que l’UNSA considère qu’il faut coordonner les actions au niveau européen, national, régional et départemental. Défendre l’industrie en Europe, c’est défendre tous les salariés.

L’UNSA expérimente le CV anonyme

 

L’UNSA a lancé jeudi 8 mars 2007 à Lille « la plate-forme Internet » qui utilise le recrutement par le biais du CV anonyme pour les stagiaires en recherche de stages dans les entreprises. Ce dispositif expérimental du CV anonyme mis en place par l’UNSA en partenariat avec la société L4M (Looking for Mission) rentre dans le cadre du projet Equal « Transfert ». La société L4M mettra tous les moyens techniques et humains en oeuvre pour optimiser ce site de CV anonyme dans la lutte contre les discriminations dans le cadre du recrutement de stagiaires.
De plus, des actions de communication (Web, presse, et événementiel) viendront compléter ce dispositif pour le rendre accessible au plus grand nombre. Au début, seules les entreprises partenaires sont impliquées mais avec les actions de sensibilisation qui accompagnent le dispositif. Nous souhaitons un effet d’entraînement pour que d’autres entreprises prennent conscience de l’importance de la lutte contre les discriminations. Le suivi et l’évaluation du dispositif seront assurés par l’Orseu (Office européen de recherche en relations sociales) et permettront de mesurer l’efficacité et connaître les limites du dispositif. Le plus important dans cette mise en place, c’est l’étape qui consiste à la sensibilisation des responsables des ressources humaines des entreprises.

Le lancement a été organisé à l’union départementale UNSA du Nord avec la participation des partenaires du projet Equal « Transfert » (UNL, Léo Lagrange, AGAPES et CJDES) et des partenaires du projet sur le bassin d’emploi de Lille Roubaix Tourcoing (Direction Régionale de l’Agence de cohésion sociale et d’égalité des chances, CGPME, ANPE, DRTEFP, CORIF, OPCAREG, CCI, Ville de Roubaix etc.). La presse écrite et audiovisuelle était présente (France 3 régionale, M6, Europe 2, RTL 2, Nord Eclair, Métro, etc.).

Le BIT
met en garde
contre la féminisation des travailleurs pauvres

D’après un rapport du Bureau International de Travail (BIT) intitulé « Tendances mondiales de l’emploi des femmes 2007 », les femmes qui travaillent sont plus nombreuses que jamais, mais des disparités de statut, de sécurité de l’emploi, de salaires et d’éducation entre hommes et femmes contribuent à la féminisation des travailleurs pauvres.
Le BIT estimé qu’en 2006, les femmes représentaient 1,2 milliard sur les 2,9 milliards de travailleurs dans le monde. Pour autant, de plus en plus de femmes sont au chômage (81,8 millions), ou sont confinées dans des emplois peu productifs du secteur de l’agriculture et des services, ou encore sont moins rémunérées que les hommes pour des postes comparables. Le BIT ajoute que la proportion des femmes en âge de travailler qui disposent d’un emploi, ou qui en cherchent un, a cessé d’augmenter et décline même dans certaines régions.
D’après ce rapport, aujourd’hui davantage de femmes en âge de travailler occupent un emploi salarié (47,9%) qu’il y a dix ans (42,9%). Cependant, plus une région est pauvre, plus les femmes risquent, davantage que les hommes, d’occuper des emplois familiaux non rémunérés ou de travailler à leur compte pour de faibles revenus.
Enfin et surtout, le rapport indique que l’accès à l’éducation et le niveau d’éducation sont loin d’être équivalents pour les hommes et les femmes dans la plupart des régions. Soixante pour cent de ceux qui abandonnent leur scolarité sont des filles, qui doivent souvent quitter l’école pour aider à la maison ou aller travailler.
En conclusion, le BIT appelle à créer des emplois décents et productifs pour les femmes. Pour cela, les décideurs politiques ne doivent pas seulement mettre l’emploi au coeur de leurs politiques socio-économiques, ils doivent reconnaître que les défis auxquels sont confrontées les femmes dans le monde du travail requièrent des interventions adaptées à leurs besoins spécifiques. Si cette direction n’est pas prise, le processus de féminisation des travailleurs pauvres se poursuivra et se transmettra à la prochaine génération.

50ème anniversaire du traité de Rome :

De grands résultats mais la dimension sociale doit être renforcée

Le traité de Rome, signé le 25 mars 1957, a été une des premières étapes essentielles de la réalisation de la construction européenne. Avec la Confédération européenne des syndicats, l’UNSA estime qu’une dimension sociale se construit depuis les années 1980, en complément des piliers économique, financier et monétaire. Cependant beaucoup reste à faire pour relever certains défis comme la précarité et le chômage. Aujourd’hui, l’Europe doit prendre l’engagement de renforcer le modèle social européen si elle veut recueillir l’adhésion des citoyens européens.

Depuis 1957, l’Union européenne s’est progressivement engagée en faveur de hauts niveaux de protection sociale, de justice sociale et d’égalité des chances pour tous. La reconnaissance du dialogue social européen, le programme de travail en matière sociale de l’Union et bien d’autres mesures dans ce domaine constituent des étapes importantes sur la voie d’une Europe plus sociale et du modèle social européen.
Cependant, depuis la fin des années 1990, les progrès sont en panne au risque de mettre en péril la confiance des citoyens dans le projet européen. L’Union doit avoir un projet ambitieux pour résoudre durablement le chômage et la précarité en constante progression.

Certes, le Conseil européen des 8 et 9 mars dernier a réaffirmé la nécessité de renforcer la cohésion économique et sociale au sein de l’Union et souligné le rôle clé joué par les partenaires sociaux. Il a également insisté sur l’importance de la dimension sociale de l’UE et sur sa volonté de lutter contre la pauvreté. Mais il faut passer aux actes notamment en supprimant l’opt-out de la directive sur le temps de travail, en adoptant une directive sur le travail intérimaire, sur les nouvelles formes de travail atypiques, et sur les services publics.

Cinquante ans après la signature du traité de Rome, il est plus important que jamais de comprendre que la dimension sociale de l’Europe représente un investissement humain et que la politique sociale est aussi importante que la politique économique.

Les syndicats appellent les dirigeants du G8
à s’attaquer
à la transparence
et à la fiscalité
des fonds d’investissement

Le 16 mars 2007, les confédérations syndicales de 15 pays et une douzaine d’organisations syndicales internationales réunies au siège de l’OCDE à Paris, ont lancé un vibrant appel en faveur d’entreprises agissant dans le cadre de stratégies d’investissement durables et de long terme créant de la richesse pour tous et de bonnes opportunités d’emploi pour les salariés.

L’UNSA soutient cette initiative et condamne avec elle les stratégies des fonds d’investissement qui, sans lien avec l’objet social des entreprises, exigent en revanche des taux de rendements très élevés pour financer le rachat d’entreprise par endettement (LBO). Ces fonds alternatifs utilisent très largement « l’effet de levier » (financement par endettement) et échappent en grande partie à la réglementation qui s’applique aux organismes de placement collectifs, aux banques et aux sociétés d’assurance, notamment dans les domaines des règles prudentielles relatives aux investissements et les normes de communication financière.

Ces pratiques souvent spéculatives, menacent les intérêts à long terme de l’entreprise cible et les conditions d’emploi et de sécurité des salariés. En lieu et place de restructurations d’entreprise visant le partage des gains de productivité, certains fonds LBO veulent extraire le maximum de valorisation sur une courte période avant de revendre l’entreprise (ou ce qu’il en reste) et empocher au passage une prime substantielle. L’expérience syndicale vécue des conditions d’emploi et de travail dans les entreprises sous LBO est alarmante. Elle génère aussi une forte préoccupation quant aux risques que pose le modèle LBO à la stabilité des systèmes financiers internationaux et la durabilité des économies nationales.

La croissance des investissements LBO nécessite une réponse par la réglementation, une réponse coordonnée par la communauté internationale et les gouvernements de l’OCDE en particulier.

Les syndicats appellent donc les ministres de l’OCDE et les dirigeants du G8 à établir une instance internationale pour la réglementation des fonds LBO avec la participation, outre de l’OCDE, du FMI, du Forum sur la Stabilité financière, des agences des Nations unies concernées et de l’OIT.

Il ne faut surtout pas relâcher l’effort

Avec l’UNSA, je signe et je fais signer la pétition de la CES

« Pour des services publics de qualité, accessibles a tous »

Il faut un million de signatures

http://www.unsa.org/

Publicité
Tag(s) : #UNSA Infos