L'UNSA-police appelle à manifester à Marseille et à un meeting à Paris
L'UNSA-police, premier syndicat de gardiens de la paix, a appelé jeudi les policiers à une "manifestation de ras-le-bol" à Marseille mardi et à un meeting le 3 avril à Paris, a-t-on appris auprès du syndicat.
Joaquin Masanet, secrétaire général de l'UNSA-police, syndicat réputé proche du PS, a déclaré à l'AFP qu'il avait "prévu" ces initiatives "de longue date, bien avant le premier tour de la présidentielle" et se défend "de vouloir peser sur le scrutin".
Il affirme que "les policiers, sur le terrain, en ont ras-le-bol" et qu'il veut ainsi "faire entendre aux politiques le cahier revendicatif" de son syndicat.
Ce "cahier revendicatif" porte notamment sur le problème des retraites des policiers, selon l'UNSA, et "réitère notre message formulé fin 2006: +halte à la violence contre les policiers et la population+".
L'UNSA-police, qui milite pour une police de proximité, demande par ailleurs la "création de 3.000 emplois de (policiers de) proximité" et un "accompagnement financier" pour ceux-ci. Il veut aussi que des "structures immobilières de la police" soient "réimplantées au coeur des cités et quartiers" en difficulté.
Il exprime par ailleurs son "refus de la politique des résultats", chère au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui s'est traduite, dit l'UNSA, par une "politique du chiffre, véritable obsession de la hiérarchie".
L'UNSA appelle les policiers du sud de la France à manifester à Marseille mardi après-midi et leur donne rendez-vous à 13H00 au stade Vélodrome.
Ceux du nord de la France, dont les policiers d'Ile-de-France, sont appelés pour leur part à un "grand meeting" le 3 avril au gymnase Japy, dans le XIe arrondissement de Paris.
"Le Monde"
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