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| Bernard Depierre et Fran-çois Sauvadet : « Depuis la nouvelle réorganisation majoritaire, il y a une écoute réciproque » (photos Philippe Maupetit) |
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| Jean-Claude Robert : « On se prépare à une véritable bombe à retardement financière » |
Malgré les divergences de leurs poulains dans la course à la présidentielle, élus UMP et UDF de la majorité départementale ont voulu montrer qu'ils restaient unis lors de la cession du conseil général consacrée notamment à l'examen de la fiscalité.
L e printemps est revenu. Et avec lui la traditionnelle session du conseil général destinée à ajuster les prévisions budgétaires établies au mois de décembre et définir la politique départementale en matière de fiscalité. Et ce ne sont pas des fleurs que se sont échangées hier majorité et opposition.
Si le président Louis de Broissia a demandé en préambule aux conseillers de « mobiliser leur attention sur la Côte-d'Or, toute la Côte-d'Or, rien que la Côte-d'Or », telles les hirondelles chaque année, les allusions à la campagne présidentielle sont revenues rapidement sur le tapis. Patrick Molinoz, des Forces de progrès, a dégainé le premier en présentant le vœu déposé par son groupe sur les conséquences du décret Robien pour l'éducation nationale. Faisant référence à la rivalité des 2 candidats UMP et UDF, « je comprends l'inconfort qu'il y a dans cette assemblée à évoquer d'autres débats que ceux concernant la Côte-d'Or. ».
« Jeune chien de chasse »
« Ici je ne fais pas de déclaration nationale », a rappelé Louis de Broissia (UMP). « Je ne fais pas dans la confusion contrairement à vous. Vous êtes un peu comme les jeunes chiens de chasse. ». Ne se sentant absolument pas dans « la peau du gibier », François Sauvadet, le 1er vice-président (UDF), a tenu également à réagir : « Les ficelles sont un peu grosses. Nous avons fait un débat dernièrement sur l'économie avec François Patriat. Il y a un temps pour ça. » Puis l'élu de Vitteaux est revenu sur la question du jour (*) : « La majorité départementale a fait le choix d'une maîtrise fiscale tout en assurant des choix politiques. Depuis la nouvelle réorganisation majoritaire, il y a une écoute réciproque. C'est une majorité d'action, de programme, qui marche sur ses deux pieds ». « La Côte-d'Or reste parmi les départements les moins imposés en matière de fiscalité directe », a souligné Bernard Depierre (UMP). « L'augmentation est de 1,49 %, et de 6,4 % depuis 2004. C'est un choix courageux, volontariste et réaliste. »
« La veille des élections c'est zéro »
« Nous n'avons aucun doute sur la majorité de cette assemblée. Elle est à droite », a renchéri Jean-Claude Robert (PS) avant de cibler ses attaques sur la fiscalité départementale. « On a difficilement fait pire jusqu'à maintenant. Nous avons la confirmation d'un certain nombre de choses : la réforme imbécile de la taxe professionnelle aux effets économiques nuls mais qui pénalise les entreprises et les petites en particulier, mais aussi la confirmation qu'il y a des transferts de compétences qui sont mal financés. On se prépare à une véritable bombe à retardement financière. »
Le conseiller général de Gevrey-Chambertin a poursuivi : « Cela ne semble pas un budget d'une très grande rigueur. Les dépenses d'équipement, c'est 184 € par habitant alors que la moyenne nationale est de 217 €. Depuis 2001, l'augmentation des taxes s'élève à 20,5 % et la taxe d'habitation, qui concerne les ménages, est bien au-dessus de la moyenne nationale. En tout cas votre augmentation des impôts me surprend. D'habitude la veille des élections, c'est zéro ». On pensait que le printemps détendrait l'atmosphère.
C. B. - "Le Bien Public"
(*) Le vote : 22 conseillers pour, 18 contre et 3 abstentions (le conseiller général DVD de Seurre Jean-Noël Couzon, l'édile du canton d'Auxonne, Antoine Sanz et le conseiller général PRG de Baigneux-Les Juifs Fernand Mousseron).
Afin d'équilibrer le budget primitif, un produit de 163,40 M€ a été voté, en décembre 2006 par l'assemblée départementale. Le taux des quatre taxes a été fixé comme suit : - Taxe professionnelle : 6,75 %, - Taxe d'habitation : 7,04 %, - Taxe sur les propriétés bâties : 11,53 %, - Taxe sur les propriétés non bâties : 25 %. Pour l'année 2007, le coefficient de variation proportionnelle des taux sera fixé à 1,014 % soit une hausse de 1,5 %. Parmi les autres points abordés durant cette session, le vote des subventions aux associations. Nous publierons la liste à partir de lundi.
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