Accessibilité et attractivité plus que jamais à l'ordre du jour

L'aéroport Dijon-Bourgogne et la non-éligibilité de l'ESC-Dijon à Equis étaient deux des thèmes développés hier lors de l'assemblée générale de la CCI Dijon. François Patriat a plaidé en faveur d'une accessibilité et d'une attractivité renforcées du territoire.

Acces- sibilité et attractivité passant, selon le président du conseil régional, invité à se prononcer sur l'avenir de la région, inévitablement par un rayonnement exogène et une capacité d'attraction endogène.
D'où la nécessité d'infrastructures ferroviaires, routières et bien sûr aériennes performantes mais aussi de la constitution de pôles innovants à forte valeur ajoutée grâce à des filières de l'enseignement supérieur à la pointe, tout en faisant face aux mutations régionales au travers de l'anticipation d'éventuelles délocalisations et en accompagnant les reconversions des personnels.
En outre, si François Patriat a évoqué une conjoncture économique complexe en termes d'exode des jeunes diplômés et de vieillissement de la population, il n'en a pas moins assuré que les moyens d'inverser la tendance existaient par l'accélération de l'accessibilité du territoire en s'appuyant sur une capitale bourguignonne digne de ce nom et une collaboration interrégionale avec des territoires comme la Franche-Comté, la Lorraine ou l'Alsace.
Inverser la tendance
Un ressenti que le président de la CCI Dijon Patrick Laforêt a dit partager, faisant état d'une convergence de vues en phase avec les objectifs de la mandature en termes d'augmentation des capacités foncières et immobilières d'accueil, d'aménagement du territoire et d'optimisation des pôles d'enseignement supérieur.
Concernant l'audit auquel a été soumis le groupe ESC-Dijon et qui s'est soldé par la validation de la démarche d'accréditation Equis à horizon de 3 à 5 ans, Patrick Laforêt a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une finalité en soi, le but premier étant de parvenir à structurer le déploiement de l'école pour asseoir sa dimension à la fois nationale, européenne et aussi internationale.
Légitime impatience
Enfin, à propos de l'impatience légitime suscitée par les lenteurs du dossier sur l'aéroport Dijon-Bourgogne, le président de la CCI a expliqué qu'elles étaient notamment liées à des problématiques administratives retardant le phasage précis des travaux. Ce qui par là même rendaient plus difficiles des contacts avec des compagnies aériennes.
En l'occurrence, Patrick Laforêt a indiqué que les prospections se portaient sur des avions de moindre tonnage, adaptés aux infrastructures existantes, et que des rendez-vous étaient pris dans le cadre du salon French Connect de la Baule en avril prochain.
La finalisation d'une transaction pouvant peut-être être espérée d'ici la fin de l'année.

Eve FARAH - "Le Bien Public"


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