Rassemblement de milliers de militants de l'UNSA-Police à Marseille

 

Plusieurs milliers de militants de l'UNSA-Police -2.000 selon la préfecture, 6.000 selon les organisateurs- se sont réunis mardi après-midi à Marseille pour un rassemblement régional organisé par leur syndicat. L'occasion de renouveler leurs revendications sur les retraites, les salaires, la police de proximité ou la reconnaissance de la dangerosité du métier.

"C'est un mouvement qui a été décidé en novembre dernier", a expliqué à l'Associated Press Joaquin Masanet, le secrétaire général du syndicat, et qui doit se dérouler en deux temps. La manifestation phocéenne rassemblait des militants du sud de la France, de l'Aquitaine à la région PACA en passant par l'Auvergne et Rhône-Alpes. Un autre rassemblement est prévu le 3 avril prochain à Paris pour la moitié nord du pays.

Les participants ont réclamé une reconnaissance de la "dangerosité" de leur métier. "En 2006, huit policiers ont été tués et 11.000 blessés. Et il faut ajouter à ces chiffres 13 de nos collègues gendarmes", a énuméré M. Masanet. Les militants ont aussi dénoncé "la culture des résultats", marque de fabrique des années Sarkozy au ministère de l'Intérieur, et réclamé le retour à un "rapprochement de la police et de la population." Depuis la disparition de la police de proximité, assure l'UNSA-Police, "de nombreux réseaux se sont reconstitués et prospèrent de nouveau".

Enfin le syndicat policier entend dénoncer les salaires en cours dans la profession -"à peine le SMIC à l'embauche, si l'on retire la prime de risque"- et un régime de retraite qui oblige un nombre de plus en plus élevé de gardiens de la paix à reculer l'âge de départ. Avant la réforme Fillon, argumente Joaquin Masanet, "un policier entré à 22 ans partait à 54 ans et demi avec une retraite à taux plein. Aujourd'hui, il part à 57 ans et demi avec un taux de 72%".

Joaquin Masanet a qualifié ce rassemblement de "franc succès", tout en dénonçant des pressions de "l'administration sur les policiers pour qu'ils ne viennent pas manifester, notamment en leur supprimant des jours de détachement". "Ce n'est qu'un début", a-t-il prévenu, "et nous espérons bien que les candidats vont entendre nos revendications".

 

"The Associated Press"

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