Personnel ANPE : « Non à la marchandisation des services »
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| Environ 80 membres du personnel ANPE ont manifesté hier devant la préfecture à Dijon contre l'institution de filiales de droit privé (photo BP-LD) |
Huit organisations syndicales du personnel de l'ANPE (UNSA-CFDT-CGT-CGC-FO-SNAP/CFTC-SNU-SUD), réunies en intersyndicale, se sont mobilisées hier dans le cadre d'un mouvement national contre le décret du 27 mars sur l'ANPE et modifiant le code du travail. A Dijon, quelque 80 personnes ont ainsi manifesté devant la préfecture pour protester contre ce texte. L'intersyndicale exprimait notamment son inquiétude face à la « création de filiales de droit privé » instituée par le décret.
« Pour l'instant, ces filiales sont destinées à la commercialisation de méthodes de recrutement. Mais demain, nous devrons vendre nos services, qui sont actuellement gratuits. L'ANPE est un service public financé par l'Etat. A terme, il devra en plus être payé par les entreprises. Les petits artisans et commerçants n'auront pas les moyens d'en bénéficier », déclare Vincent Kerlouégan, secrétaire régional SNU ANPE (FSU).
L'intersyndicale craint également que cette mesure crée des disparités régionales et amène le personnel à devenir « de plus en plus coercitif » envers les demandeurs d'emplois. « Contrairement à ce que tout le monde croit, 50 % des demandeurs ne touchent pas d'indemnités », ajoutent les syndicats. Selon la direction régionale de l'ANPE, 50 % du personnel était hier en grève, 55 % à 70 % d'après les organisations syndicales qui refusaient de comptabiliser les CDD, congés maladie et « contrats précaires ».
"Le Bien Public"
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