PSA : fin de la grève sur le site d'Aulnay
Les grévistes de PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont voté hier en assemblée générale la fin de leur mouvement, entamé le 28 février, et signé un accord de fin de conflit avec la direction. Après six semaines de grève, les grévistes de PSA Aulnay, qui avaient reçu la visite de plusieurs candidats à la présidentielle, dont Ségolène Royal, ont décidé « à l'unanimité » de suspendre la grève, indiquait hier soir la CGT.
Soutenus par cinq syndicats de l'usine (CGT, CFDT, SUD, CFTC et Unsa), les grévistes d'Aulnay réclamaient une augmentation de 300 euros, un salaire minimum d'embauche de 1.525 euros net, le départ en préretraite des plus de 55 ans et l'embauche des intérimaires. Des revendications remettant en cause le nouvel accord salarial signé fin février au niveau du groupe et repoussées d'emblée par la direction de l'entreprise. Pour mettre fin au conflit, cette dernière a formulé des propositions qui n'engageront que le site d'Aulnay comme une meilleure prise en charge du coût de transport, l'abaissement du prix de la restauration collective, le paiement de deux jours de grève et la répartition sur plusieurs mois des retenues sur salaire liées aux jours non travaillés. En outre, une prime exceptionnelle de 125 euros brut sera versée ce mois-ci à tous les salariés du site.
P. PO. - "Les Echos"
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